Exposition permanente: Charles et Marie-Laure de Noailles, une vie de mécènes
Concours des jeunes designers
Aldo Bakker, Creatures, studies for existence
Naoto Fukasawa, Design and Crafts
Anoine Boudin, ... E ié vivèn de belli causo... Et on y vit de belles choses
Sébastien Cordoléani, MàP
Rencontres et débats, À l’ombre I, II et III
Matali Crasset, Nature intérieure
design
| 2, 3 et 4 juillet / Expositions jusqu'au 26 septembre 2010 |


DESIGN PARADE 05 propose cet été :

à la villa Noailles
• dans les salles voûtées : l’exposition des projets des jeunes designers en compétition
• dans la piscine et le squash : Aldo Bakker, Creatures, studies for existence
• dans la galerie d’actualité : Naoto Fukasawa, Design and Crafts
• dans le gymnase : Antoine Boudin, ... E ié vivèn de belli causo*
• dans la villa initiale : Charles et Marie–Laure de Noailles, une vie de mécènes, exposition permanente
• dans le jardin : rencontres et débats À l’ombre I, II et III

en centre ville
• Tour des Templiers : Sébastien Cordoléani,  MàP, Palme et Obsidienne - Matière à Penser - Mexique

*... Et on y vit de belles choses

Toutes les expositions, dont l’accès est gratuit, resteront ouvertes au public jusqu’au dimanche 26 septembre 2010.

En parallèle au festival Design Parade 05, à La Valette-du-Var, centre d’art contemporain Le Moulin
• Matali Crasset, Nature intérieure
du 5 juin au 20 septembre 2010

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salles voûtées
Concours des jeunes designers


GRAND PRIX DU JURY
François Dumas (France)
Sealed Armchair, projet personnel, François Dumas.
© François Dumas

 


PRIX DU DESIGN DU GROUPE SEB
Eléonore Nalet (France)
Gelateria, projet SEB, Eléonore Nalet.
© Eléonore Nalet



PRIX VEUVE CLICQUOT
Jonathan Muecke (Etats-Unis)
Chair, projet personnel, Jonathan Muecke.
© Jonathan Muecke


PRIX DU PUBLIC
a + b (France)
Lume, projet personnel, a + b.
© a + b

 

 


Le jury est, cette année, composé de :

Naoto Fukasawa, designer – Tokyo, président du jury

Aldo Bakker, designer - Amsterdam

Antoine Boudin, designer, lauréat 2009 - Paris

Didier Grumbach, Président de la Fédération française de la Couture
du Prêt à Porter des Couturiers et des Créateurs de Mode - Paris

René-Jacques Mayer, directeur du département de la création et de la production,
Sèvres - Cité de la céramique - Paris

Tejo Remy, designer - Utrecht


Les designers sélectionnés et le jury seront présents à la villa Noailles pendant les trois journées du festival.
Les membres du jury se sont réunis une première fois en mai 2010 à Paris, afin de sélectionner les designers en compétition.


Les prix

Quatre prix sont décernés :
le Grand Prix, le Prix du Design du groupe Seb, le Prix Veuve-Clicquot et le Prix du public.

Le Grand Prix est doté de :
- un séjour de recherche d’un an à Sèvres - Cité de la céramique
- une exposition personnelle à la villa Noailles en juillet 2011
- la série de trois ouvrages Design Classic, édités par Phaidon
- la participation au workshop annuel Master Class in Master Crafts de Camper à Son Fortesa, Majorque
- une exposition au Bon Marché Rive Gauche à Paris entre octobre et décembre 2010.

Le Prix du design du groupe Seb est doté de la somme de 10.000 euros.
Les jeunes designers qui ont présenté des pistes de réflexion lors de l’examen de leur dossier, finissent la conception d’un projet pour un appareil électro-ménager, en contact avec un designer intégré chez Seb. Le projet est prototypé par les designers avec une aide financière du groupe Seb, puis exposé à la villa. Le jury choisit le lauréat du prix du design du groupe Seb.

Le Prix Veuve Clicquot est doté de la somme de 10.000 euros.
Proposé par les membres du jury, il permettra à un jeune designer de réaliser une pièce unique d’un objet domestique de son choix.

Le Prix du public
Le public présent pendant les trois jours du festival vote pour élire le candidat de son choix.


Tous les designers se voient offrir des ouvrages Phaidon et un abonnement au magazine Intramuros.

Les dix candidats sélectionnés pour DESIGN PARADE 05 sont :

a+b designers
Hanika Perez et Brice Genre
Hanika Perez est née en 1982, Brice Genre en 1979
Université de Toulouse, France
aplusbdesigners@gmail.com

Lorraine Bergeret
Née en 1982
École de design de Genève, Suisse
lo_bergeret@yahoo.fr

Isaac Yu Chen
Né en 1983
Cranbrook Academy of Art, USA
isaac@isaac-chen.com

François Dumas
Né en 1981
Design Academy Eindhoven, Pays-Bas
info@francois-dumas.com

Eléonore Nalet
Née en 1984
Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, France
eleonore.nalet@gmail.com

Jonathan Muecke
Né en 1983
Cranbrook Academy of Art, USA
mail@jonathanmuecke.com

Charlotte Talbot
Née en 1987
Ecole cantonale d’art de Lausanne, Suisse
talbot.charlotte@gmail.com

Joséphine Kaeppelin
Née en 1985
École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, France
josephinekaeppelin@yahoo.fr

Grégory Marion
Grégory Marion est né en 1983
Université Paris I, Panthéon-Sorbonne, France
contact@marionlopez.com

Vincent Loiret
Né en 1977
Université Paris 1, France
vincentloiret@gmail.com


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villa initiale
Exposition permanente :
Charles et Marie-Laure de Noailles, une vie de mécènes



Marie-Laure de Noailles, page d'un scrapbook, 1954.
Collection particulière


Vue du salon rose, fauteuil, Pierre Chareau, 1925
et Baigneuse, Henri Laurens, 1928.
© Olivier Amsellem

Le projet consiste à redonner au public les clefs pour appréhender la « petite maison intéressante à habiter » de Charles et Marie-Laure de Noailles et (re)découvrir l’extraordinaire mécénat qu’ils ont mené de 1923 à 1970. L’exposition aborde tous les aspects de cette expérience et explore les liens entre les différents domaines de la création qu’ils ont pu aborder.
Cette exposition prend place dans la partie initiale de la villa : dans les salons, les salles à manger, les chambres d’ami du rez-de-jardin, les chambres de Monsieur et de Madame, la chambre d’ami du dernier étage (environ 250m2 au total). Elle fera le lien par sa scénographie avec la création contemporaine.

Direction du projet
Jean-Pierre Blanc
Jean-Pierre Blanc est directeur de la villa Noailles (centre d’art) et fondateur du Festival International de Mode et de Photographie à Hyères. Il est membre de l’association des directeurs de centres d’art.

Commissaires
Raphaèle Billé
Commissaire d’exposition indépendante, historienne d’art, spécialisée dans les arts décoratifs de l’entre-deux-guerres. Elle co-réalise plusieurs expositions du cycle Documents, à la villa Noailles en 2006 et 2009 et a collaboré à plusieurs publications sur l’histoire du mobilier métallique.

Stéphane Boudin-Lestienne
Historien d’art, chargé de mission à la villa Noailles, il est commissaire des expositions du cycle Documents, présentées à la villa Noailles depuis 2003.

Alexandre Mare
Éditeur, critique, commissaire d’exposition, ancien directeur de la Galerie Marion Meyer à Paris, il enseigne l’Histoire du livre et de l’édition à l’Université du Havre et à Paris X. Critique littéraire d’Artpress et de la Revue des Deux Mondes, il a publié une monographie sur l’artiste Michel Aubry, Salle d’armes (Marion Meyer Éditions), un essai, Sexe ! Le trouble du héros (Moutons électriques éditeurs) et il prépare actuellement la publication de la correspondance de René Crevel aux Editions du Seuil.

Principe du projet
Confiée à David Dubois, la scénographie tient compte de la contrainte de refaire « l’histoire en son lieu même ». Le projet s’oriente vers une exploitation du lieu la plus discrète et la plus respectueuse possible de la cohérence originale des espaces. Les volumes et les installations d’origine doivent rester lisibles et ne pas entrer en conflit avec des interventions contemporaines qui revendiquent leur identité propre. Accueillant la création sous toutes ses formes, la villa Noailles devient ainsi un exemple de réutilisation du patrimoine architectural, non seulement dans son ouverture aux artistes contemporains, mais aussi dans le rapport à son propre passé.
La signalétique, confiée à Frédéric Teschner, doit accompagner cette scénographie en essayant de produire le minimum de repères possible. Certaines « références » aux usages des propriétaires sont réactivées comme des introductions à la culture du lieu. Ainsi est envisagée, en partenariat avec Sèvres - Cité de la céramique, la création de vases par différents designers pour accueillir les bouquets de fleurs. Cette idée renvoie à l’une des raisons d’être du bâtiment, implanté dans un jardin bouquetier, fierté des Noailles.
Les aménagements paysagers du lieu, imaginés avec Christophe Ponceau, prolongent cette démarche.

David Dubois, scénographie
Designer, il est diplômé de l’Ensci-les Ateliers (2003) et présente pour la première fois son travail à la villa Noailles en 2004 (Débuts). Il réalise depuis de nombreuses scénographies à la villa et une commande pour l’une des chambres de résidence (2007/2008). Il est représenté et édité par la galerie kreo, édité par FR66 et auto-produit certaines de ses créations. Il est enseignant à l’ESAD (Reims). Certaines de ses pièces appartiennent aux collections permanentes du Mudam (Luxembourg).

Frédéric Teschner, identité graphique du projet et édition
Diplômé de l’ENSAD de Paris, il collabore avec des architectes, des designers, de jeunes chorégraphes, des galeries (In Situ, kreo) et le Théâtre de Gennevilliers. À partir de 2003, il conçoit les identités visuelles de plusieurs expositions pour le Centre Pompidou, le Mémorial de la Shoah, le MAC/VAL, le Musée d’art moderne de la Ville de Paris. Il travaille également avec des centres d’art (villa Noailles, Cneai, DCA, Association de centres d’art contemporain) ou des institutions du ministère de la Culture et de la Communication telles le CNAP (Centre national des arts plastiques) ou la DAP (Direction des arts plastiques). Il enseigne le design graphique à l’ESAD d’Amiens et à l’EHAD (Genève).

Christophe Ponceau, aménagements des jardins
Paysagiste-scénographe, (École Boulle et Architecte DPLG), il collabore avec le paysagiste Gilles Clément à partir de 1997 et commence une activité de scénographe. Il réalise la partie végétale de l’exposition Le Jardin planétaire (Grande Halle de la Villette, Paris) en 2000 et est en charge de la programmation d’interventions contemporaines du Parc de la Ferté-Vidame depuis 2006.


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piscine et squash
Aldo Bakker, Creatures, studies for existence
Commissaire de l’exposition : Catherine Geel


Creatures, studies for existence, Aldo Bakker.
© Olivier Amsellem

 


Creatures, studies for existence, Aldo Bakker.
© Olivier Amsellem

Fils du fondateur de Droog, Aldo Bakker développe un travail très particulier, superbe, fait de présences mystérieuses et précises. Nous avons été saisis par ce travail qui s’éloigne avec intelligence et sensibilité des caractéristiques admises du Dutch Design.

Le travail d’Aldo Bakker est celui d’un designer qui se distancie de l’idée actuelle selon laquelle un “concept“ solide conduira tout naturellement à des aspects intéressants, il est pourtant le fils de Gijs Bakker, fondateur de Droog Design, “figure de proue“ de l’esthétique conceptuelle. On retrouve en revanche de solides liens et des analogies entre le travail d’Aldo Bakker et celui de sa mère, la créatrice de bijoux modernes Emmy van Leersum (1930-1984).
Il est un designer et donne sens aux formes. Il charge ses objets de significations. La langue qu’il développe pour communiquer avec nous est hiérarchisée et ouverte. Ses objets ne sont pas univoques, ils sont précis. Il s’inscrit dans une tradition de créateurs modernistes qui réussissent à développer un langage formel qui jette un pont entre la culture et la nature. Chez Noguchi, Gio Ponti, Piero Fornasetti, Henning Koppel, Pierre Paulin…, les objets sont des êtres autonomes, des “créatures” qui semblent prendre forme naturellement dans le matériau. C’est également le cas chez Aldo Bakker ; l’évidence avec laquelle ils se situent dans ce monde n’est qu’apparence. Toutes les formes sont liées de manière indissociable et sont reliées les unes aux autres “de façon logique“, comme dans la nature où, avec l’évolution et le temps, l’objet ou l’être semble avoir reçu sa forme spécifique.

Le but des objets d’Aldo Bakker est d’influencer le facteur “temps“. Des notions comme l’infini et l’éternité le fascinent. Le temps joue un rôle dominant dans le processus de production de ses meubles. En utilisant la laque japonaise Urushi, un processus extrêmement coûteux et long, Aldo Bakker réagit à la vitesse de la production de masse et au caractère éphémère de la consommation. Ces techniques séculaires créent un ralentissement dans le temps, un time gap. L’expérience physique et sur les possibilités qu’offrent les objets lorsqu’on en fait le tour, en les admirant ou en les détestant comme des extra-terrestres, provoque un état presque méditatif, un aspect globalement ignoré collectivement à l’heure actuelle et dans notre société occidentale. La fonction est ici “probable” ; elle a été déterminée pour donner forme aux êtres. Elle ne sert pas uniquement à être lue. Pour Aldo Bakker, la fonctionnalité c’est aussi faire prendre conscience à l’utilisateur de la beauté, c’est le surprendre. S’asseoir, lécher, boire, verser, caresser, douter... Aldo Bakker réussit à aller plus loin que la fonctionnalité évidente, il fait appel à une gamme d’expériences primitives sensorielles. La forme constructive dans la série de meubles en Urushi n’est pas visible, mais très présente. Sous les soixante couches de laque Urushi, cette forme n’a pas été sculptée dans le bois, mais créée à partir de maquettes de prototypes rapides, figées dans de la mousse polyuréthane ou de l’époxy.


Aldo Bakker
Aldo Bakker est designer, professeur à la Design Academy de Eindhoven. Il a exposé pour la première fois à Z33 (Hasselt, Belgique) en 2009. La Copper Collection (2010) pour Thomas Eyck, après Milan en avril, sera montrée chez Droog à New York du 15 mai au 23 juin 2010 et à Art Basel du 15 au 19 juin 2010. Il a commencé la série, majeure dans son parcours, des Urushi en 2007. Son travail est présent dans les collections suivantes : V&A Museum, Londres, Die neue sammlung, Munich, Stedeljik Museum Amsterdam, Centraal Museum, Utrecht, Bojmans van Beuningen, Rotterdam, Zuiderzee Museum, Mudeam de Lakenhald, Leiden, SM’s Hertogenbosh, Silver Musem Schoonhoven et dans plusieurs collections privées.

Catherine Geel
Commissaire général de Design Parade, associée à la villa Noailles, est professeur d’histoire et de théorie du design à l’Ecole nationale supérieure d’art de Limoges et enseigne à l’Ecole normale supérieure. Rédactrice en chef Design du magazine Archistorm, elle termine l’édition des textes en français d’Alessandro Mendini, projet subventionné par l’Ecole des beaux-arts de Rennes et la CNAP, Ministère de la culture.

A l’occasion de l’exposition un ouvrage est édite :
Aldo Bakker – Creatures, studies for existence
textes français /anglais de Jan Boelen, Herman Meijer, Catherine Geel
design graphique : Geoffrey Brusatto,
Co-edition : villa Noailles - Archibooks
Format 20 x 26, 80 pages.
llustrations couleur
20 € / ISBN : 978-2-919290-00-0


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galerie d’actualité
Naoto Fukasawa, Design and Crafts


Design and Crafts, Naoto Fukasawa.
© Olivier Amsellem

 


Design and Crafts, Naoto Fukasawa.
© Olivier Amsellem


Après les créations d’Ettore Sottsass en 2007, celles de Pierre Charpin en 2008, et de Christian Biecher l’an dernier, Sèvres a invité le designer japonais Naoto Fukasawa. Dans une démarche épurée qui caractérise son travail, le designer a créé une nouvelle forme de vase dont le décor en relief est inspiré des carreaux biseautés de faïence du métro parisien. Naoto Fukasawa s’inspire une nouvelle fois des éléments ordinaires du quotidien et offre un rapprochement symbolique des possibles de la céramique en France. Il se réapproprie ainsi un élément trivial de notre vie, le carreau blanc, identité des murs blancs et aseptisés du métro parisien, comme du revêtement des pièces d’eau. Il le confronte aux savoirfaire ancestraux de Sèvres, offrant un raccourci entre process industriel et manuel, entre unité et série, entre forme et fond, entre usage et décoration... réflexions qui sont au coeur de sa démarche de designer.

Le vase en porcelaine nouvelle est coulé à l’atelier de grand coulage et se décline en quatre versions colorées aux teintes référentes de Sèvres et de la régie des transports parisiens : le blanc « glacé » (vase cuit en réduction), le bleu de Sèvres, ainsi que le brun et le vert.


Naoto Fukasawa
Né en 1956 , Naoto Fukasawa a travaillé autant comme consultant que comme designer au Japon, en Europe et  en Asie, dans des domaines aussi divers que le design produit d’appareils ou le design de mobilier. Il a atteint une reconnaissance de niveau international. Il continue à travailler sur une vision personnelle, le  Without Thought, qui consiste à interpréter mémoire et actions inconscientes comme une voie, une direction pour le design. En 2006, il a fondé Super Normal avec Jasper Morrison. En 2007, il s’est vu accorder le titre de Honorable Royal Designer for Industry (Royal Society of Arts). En 2009, il organise une exposition avec le photographe Tamotsu Fujii qui s’intitule “THE OUTLINE – The Unseen Outline of Things” au 21_21 DESIGN SIGHT (Tokyo), et publie un ouvrage sous le même titre  (Hachette Fujingaho). Il est aussi l’auteur de An Outline of Design (TOTO Shuppan), d’une monographie de ses travaux Naoto Fukasawa (Phaidon) et il est avec Jasper Morrison, l’auteur de Super Normal (Lars Müller Publishers).


Un ouvrage est édité aux éditions Bernard Chauveau (www.bernardchaveau-editeur.com) :
Naoto Fukasawa -Vase Métro
Texte français/anglais de Chloé Braustein
Éditeur : Bernard Chauveau, Paris, Juillet 2010
Édition courante et édition de tête, accompagnée d’une illustration originale (42 x 30 cm) numérotée et signée par Naoto Fukasawa.
Format : 15,5 x 21 cm – 32 pages reliées
Illustrations couleurs
Édition courante : 17 € / ISBN : 9782915837728
Édition de tête : 49 € / ISBN : 9782915837735



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gymnase
Antoine Boudin,  ... E ié vivèn de belli causo*
*... Et on y vit de belles choses


... E ié vivèn de belli causo, Antoine Boudin.
© Olivier Amsellem



Tasse et soucoupe, Service Sen, Antoine Boudin.
© Gérard Jonca

 


Envela, Antoine Boudin.
© Antoine Boudin

Antoine Boudin a choisi pour son exposition personnelle d’explorer un répertoire de matériaux ou de techniques qu’il détourne, invente, organise dans un rapport extrêmement précis à la région, au paysage, au territoire qui entoure la villa, qui irrigue ses pensées. Dans ce territoire, la Provence, s’ancrent aussi les origines familiales du designer. Bois de bruyères, chêne, lie de vin, techniques de bleuissement du métal de la boule de pétanque, entre autres, sont les acteurs de l’exposition.

Antoine Boudin présente également le projet Sèvres, fruit de sa résidence (de septembre 2009 à juin 2010) à la manufacture, pour laquelle il a revisité radicalement les pièces classiques de cabaret (service à thé ou café sur son plateau), pour créer son service, Sen. En provençal, « sen » désigne à la fois le « sein » et la partie gonflée de la voile d’un bateau . En effet, son service comporte en particulier une forme hybride de tasse et de soucoupe pour le thé et le café se référant à une pièce iconique du répertoire de Sèvres, imaginée au XVIIIe siècle, le Bol sein, commandé par Marie-Antoinette, Reine de France, pour la Laiterie de Rambouillet.

De même, Antoine Boudin présentera la chaussure Camper, réalisée lors de son workshop à Majorque durant l’été 2009.

Ces deux résidences sont parties de la dotation du Grand Prix de Design PARADE, à laquelle le candidat doit répondre l’année suivant le Grand Prix.

Antoine Boudin
Assistant chez François Azambourg, depuis 2009
Résidence Manufacture nationale de Sèvres, 2009-2010
Workshop Camper, été 2009, Majorque
Lauréat de Design PARADE 2009, (président du jury, Jasper Morrison)
Etude de design industriel, ECAL 2008


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tour des Templiers, centre ville
Sébastien Cordoléani, MàP,
Palme et Obsidienne - Matière à Penser - Mexique


MàP, Sébastien Cordoléani.
© Olivier Amsellem

Le designer propose des objets développés soit avec des matériaux, soit des techniques particulières. Cette expérience de développement de produits a eu lieu au Mexique entre 2009 et 2010 et s’intègre dans le projet au long cours du designer, nommé « Matière à penser ». A chaque fois, seul ou avec Frank Fontana, l’expérience a lieu en étroite relation avec les moyens de chaque entreprise et s’axe sur les matériaux, les procédés et les métiers, permettant d’investir les savoir-faire de l’industrie à l’artisanat, comme c’est ici le cas. Le séjour du designer au Mexique a été l’occasion de découvrir des savoir-faire et des matériaux spécifiques, liés au lieu, à la mine, à la culture. La technique du panama avec le Jipi (palme) de Bécal dans le Yucatan, et l’Obisidienne (lave vitrifiée) ont retenu son attention.

 


Obsidiana, Boîte éclat, Sébastien Cordoléani.
© Sébastien Cordoléani

Obsidiana
Sortis de la mine, les morceaux d’obsidienne sont des éclats saillants; en cours de taille, ils deviennent gris mat, une fois polis ils offrent des nuances de noir profond, éclatant. Je me suis intéressé aux contrastes entre les différents états allant de la pièce brute à la forme créée.
Obsidiana / Boîtes Eclat
Une série de boîtes opposent la matière usinée (formes géométriques et polies) et la matière brute, éclatée, qui se présente sous forme accidentée. L’aspect initial minéral de l’obsidienne se vêtit, une fois poli, d’une monochromie du fait de sa couleur profonde. L’éventuelle brisure dévoile sa constitution et rend son éclat unique, précieux.
Obsidiana / Vase Plat
L’obsidienne, obscure et profonde forme un vase plat. Les fleurs et rames y sont fixées par la base de la tige.

 


Lampes Jipi, Sébastien Cordoléani.
© Sébastien Cordoléani

Palme Jipi
Le chapeau Jipi est lentement mis en forme autour d’un moule de bois. Pour le parfaire, une empreinte à la vapeur permet de lui administrer sa forme finale. Le Jipi, lorsqu’il est finement tressé, passé à la lumière, laisse apparaître toute la structure du travail de l’artisan. Ce phénomène est surprenant avec des fibres de palmes jeunes puisqu’elles
sont réellement diaphanes.
Jipi / Ampoule
Les Ampoules de Jipi sont des éléments blancs, homogènes, qui, mis en lumière, laissent voir les rythmes de tressage. Elles prennent en compte des variations d’une pièce à l’autre.


Sébastien Cordoléani
Sébastien Cordoléani, diplômé de l’Ensci-les Ateliers est lauréat avec Frank Fontana du Grand Prix du jury en 2007. Résident à la villa Kujuyama et lauréat des Audi Awards en 2008. Il a développé une approche particulière des matériaux.


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jardin de la villa Noailles
rencontres et débats, À l’ombre I, II et III
 
Programmation : Catherine Geel
 
Programme prévisionnel (sous réserve de modifications)

Samedi 3 juilllet

18h30 - À l’ombre I
Aldo Bakker, rencontre avec Michèle Champenois, journaliste
(sur réservation)
à l’issue de la rencontre, dédicace de l’ouvrage Aldo Bakker - Creatures, studies for existence,
co-édition villa Noailles - Archibooks

21h - À l’ombre II
conférence Naoto Fukasawa
(sur réservation)
à l’issue de la conférence, dédicace des ouvrages Naoto Fukasawa -Vase Métro,
édition Bernard Chauveau et Naoto Fukasawa, édition Phaidon


Dimanche 4 juillet

16h30 - À l’ombre III
conférence sur l’exposition permanente avec les commissaires
Raphaèle Billé, Stéphane Boudin-Lestienne et Alexandre Mare
(sur réservation)

Nombre de places limité
Réservations au : 04 98 08 01 98 ou contact@villanoailles-hyeres.com



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centre d’art contemporain Le Moulin, La Valette-du-Var
Matali Crasset, Nature intérieure

exposition du 5 juin au 20 septembre 2010

centre d’art contemporain Le Moulin, La Valette-du-Var
ouvert du mardi au vendredi, 15h-18h
le samedi 10h-12h et 15h-18h

Informations: Le Moulin, 04 94 23 36 49


Dans le cadre du partenariat qui lie la villa Noailles au Moulin de La Valette-du-Var, nous avons plaisir à présenter, en parallèle à notre programme, cette exposition.


Ancien moulin d’huile d’olive reconverti, le Moulin de la Valette est désormais un centre d’art contemporain. Matali a donc souhaité que l’exposition rende compte des dimensions matérielles et symboliques de cet or végétal qu’est l’huile d’olive. « J’aime travailler à partir et avec le contexte qui m’est offert. Ici je poursuis un travail sur le végétal qui fait complètement sens avec ce centre dont la particularité est de vivre en osmose avec le jardin de Baudouvin.” Matali propose une vision de la nature.
 
L’exposition se développe en deux parties : une première partie consacrée à un projet personnel de Matali Crasset et un espace dédié à la collaboration. Le travail de Matali se développe dans deux espaces et le travail réalisé en collaboration avec les étudiants de l’Ecole Supérieur d’Arts de Toulon Provence Méditerranée se déploie dans une autre partie du centre.

A travers une démarche expérimentale et participative, la designer partage sa sensibilité de la nature,  par une installation in situ où naturel et artificiel s’articulent autour d’une évocation symbolique de l’olivier et de ses fruits. De la matière à l’objet, la promenade dans le « verger » nous emmène à une table festive où, des objets en verre de sa création nous invitent à la dégustation, avant de visiter le jardin, déambulation poétique du processus de création.

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Editions

• catalogue DESIGN PARADE 05, co-édition villa Noailles - Archibooks
• Aldo Bakker - Creatures, studies for existence, co-édition villa Noailles - Archibooks

Pour mémoire, dans le cadre des activités de la villa dans le domaine du design, trois ouvrages, co-édités par la villa Noailles, ont déjà été publiés depuis 2007 :
• Ronan et Erwan Bouroullec. Objets, dessins et maquettes / co-édition villa Noailles / Archibooks / Grand-Hornu Images / ELAC
• Chambres à part / co-édition villa Noailles / Archibooks
• Pierre Paulin designer / co-édition villa Noailles / Archibooks / Grand-Hornu Images