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Robert Mallet-Stevens

Dans le cadre de l’exposition Charles et Marie-Laure de Noailles, une vie de Mécènes

Bâtiment initial, villa Noailles, Hyères

 

ROBERT MALLET-STEVENS – ITNERAIRES
 
 
ETAPE 1 : villa Noailles Hyères
1er juillet – 25 septembre 2016
Un peu plus de 10 ans après la rétrospective organisée au centre Georges Pompidou par Olivier Cinqualbre, la villa Noailles souhaite consacrer une nouvelle exposition à Robert Mallet-Stevens. Celle-ci a pour ambition de joindre à la collection qu’a constitué l’association des Amis de St-Bernard, des oeuvres (meubles, dessins) empruntées à différents musées ou institutions.
Nous prendrons pour point de départ que la villa doit être considérée non comme une simple construction parmi d’autres mais comme l’expression d’un projet plus ambitieux qui réunit autour de l’architecte artistes et décorateurs qui entretiennent avec lui des valeurs communes. De Mézy à l’exposition de 1937, la villa d’Hyères entretient de nombreux parallèles avec les autres projets qui
jalonnent la carrière de Mallet-Stevens ou de ses contemporains. Constructions réelles ou simples spéculations de papier, ils viennent soit s’accorder soit faire contrepoint à la villa. Ces correspondances fonctionnent comme autant de points de vue sur le rôle de l’architecte, la définition de sa sphère d’exercice, l’influence qu’il exerce. L’exposition se propose surtout d’interroger travail de Robert Mallet-Stevens : en quoi consiste « sa » modernité, quelle nécessité
trouve-t-il dans cette quête, quel apport amène-t-il à ce mouvement ? Un questionnement toujours aussi fondamental un peu plus d’un siècle après le début de sa carrière.
 
ETAPE 2 : Fondation CIVA, Bruxelles
15 novembre 2016 – 15 février 2017
35 ans après la publication par les Archives d’architecture moderne du premier ouvrage consacré à Mallet-Stevens (1980), il était logique que l’exposition fasse une étape à Bruxelles à l’automne-hiver 2016-2017. Il s’agira évidemment de revenir sur les débuts de Mallet-Stevens et ses nombreux liens avec le milieu artistique belge. Premiers articles, premiers dessins, premières expositions : le jeune homme construit sa pensée esthétique à travers l’influence de la Séssion viennoise et du Japon, de ballets russes, du style directoire. On y soulignera bien évidemment la filiation avec Josef Hoffmann qui construit le palais de son oncle par alliance Adolphe Stoclet entre 1907 et 1912 mais aussi l’influence qu’il exerce par la suite dans ce pays.
A la fois monumentale et dépouillée, sculpturale et dématérialisée, s’inspirant de typologie industrielle ou proposant des détails de ferronnerie sophistiqués, l’architecture de Mallet-Stevens interroge la forme et la fonction selon un même langage plastique. Il y a là une affaire de rythme, de masses, de proportions et de jeux d’espaces qui sont à chaque fois une démonstration de l’essence
même de son métier. Du dessin préparatoire à la construction, en passant par la maquette ou le meuble, le visiteur croise différentes échelles mais aussi différents états du projet, depuis le plan jusqu’à sa diffusion par la presse ou l’édition. En créant des rapprochements le parcours s’élabore non autour d’une chronologie de projets mais autour de thèmes chacun signalant un élément
récurent du « vocabulaire » du créateur. Les deux expositions comportent à chaque fois une sélection d’une trentaine d’oeuvres graphiques originales et environ 25 pièces de mobiliers dont certaines inédites ou rarement montrées. Avec les photographies d’époques, les maquettes
et divers documents, elles présentent au total plus de 200 pièces. Signalons que l’exposition de Bruxelles présentera un corpus différent de dessins et d’objets et que son découpage thématique sera entièrement repensé.
 
Stéphane Boudin-Lestienne et Alexandre Mare