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Annelie Schubert

photo: Jan Reiser

photo: Jan Reiser

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Annelie Schubert, Twinset. Photo : Catwalk Pictures, 2016

Annelie Schubert, Twinset. Photo : Catwalk Pictures, 2016

Annelie Schubert, Twinset. Photo : Catwalk Pictures, 2016

Annelie Schubert, Twinset. Photo : Catwalk Pictures, 2016

Annelie Schubert, Twinset. Photo : Catwalk Pictures, 2016

Annelie Schubert, Twinset. Photo : Catwalk Pictures, 2016

Annelie Schubert, Twinset. Photo : Catwalk Pictures, 2016

Annelie Schubert, Twinset. Photo : Catwalk Pictures, 2016

Annelie Schubert, Twinset. Photo : Catwalk Pictures, 2016

Annelie Schubert, Twinset. Photo : Catwalk Pictures, 2016

twinset

 

Annelie Schubert, lauréate du Grand Prix du jury Première Vision en 2015 présente sa deuxième collection à Hyères.

L’ensemble twinset est coordonné. Prises séparément, les silhouettes forment une composition de pièces confectionnées dans une matière monochrome ; prise dans son ensemble, la collection offre une déclinaison d’éléments interchangeables d’après une palette assortie.

Elle confirme les lignes majeures de son style qui avait enthousiasmé le jury l’an passé. On note les épaules droites qui architecturent l’ensemble du corps, les jupes et robes-tabliers qui se nouent dans le dos, les superpositions et l’exposition des doublures.

Chaque composition tend à révéler le caractère d’une matière par la nuance qui l’exprime le mieux. Les tissus et les mailles sont élaborés dans un éventail de traitements qui permettent d’exprimer tout leur potentiel. Soie, cachemire et laine sont tour à tour rigidifiés par un contrecollage, brodés de pierres translucides ou marqués de plis.

Le plissé est employé pour transformer la structure du tissu et en modifier le volume.
Une tenue orange joue du contraste d’un chemisier en soie brillante porté avec une jupe tablier plissée très graphique aux ombres marquées. Le plissé est également utilisé pour façonner une grande robe d’un blanc lumineux, inspirée des pulls norvégiens. Leur laine tricotée est remplacée par un jersey de coton très fin contrecollé sur une mousse. Les plis géométriques s’étirent en étoile depuis le col : ils dessinent la structure et le volume du vêtement. Le jersey garde sa fluidité sur le reste de la silhouette.
Tous les détails intensifient ce jeu de contrastes. Elle compose un tissu avec une face lisse de laine vert sombre qu’elle double d’un coton plissé qui l’anime. Un grand manteau dans un tissage rappelant la subtilité du tweed se pare de broderies multicolores qui agissent comme des milliers de loupes sur l’entrelacs de ses fils de soie.

La précision des coupes confère une ligne claire à chaque silhouette qui peut se lire en miroir, comme l’assemblage de deux possibles. La styliste rend hommage aux fabricants et aux artisans qui produisent des tissus et des mailles d’exception. Elle souligne cette richesse qui ouvre sur une infinité de combinaisons en guidant notre regard vers la matière.

La styliste souhaitait un ensemble vivant : Elle présente une collection opulente et subtile, loin des excès maladroits des débutants.

Magalie Guérin

 

Collection réalisée avec les Métiers d’Art Chanel : cachemire Barrie, broderie Lesage, plissé Lognon, chaussures Massaro.