• Filippo Patrese, “Febbraio 1983”, Corrections, 2014
  • Filippo Patrese, “Settembre 1985”, Corrections, 2014
  • Filippo Patrese, “Settembre 1977”, Corrections, 2014
sélection photographes 2015
Filippo Patrese
Italie
Après des études d’architecture, Filippo Patrese se lance dans une démarche photographique qui tente de trouver et de comprendre les relations entre un territoire potentiel et son environnement, afin de déceler l’identité d’un contexte au sein duquel le projet s’établit. Il découvre ainsi que l’action de manipuler un contexte peut à la fois provoquer et explorer : les deux approches jouissent de tout un spectre d’hypothèses liées à la nature de la beauté, la vérité, le genre, la classe, ou la culture. Avec sa série Corrections, Patrese travaille avec une archive de plus de trente mille planches, créées par deux photographes d’une petite ville d’Émilie, en Italie. Portraitistes, ils font surtout des photos d’identité, entre les années 1960 et 2009. Avant de passer au Polaroid, puis plus tard au numérique, ils prennent leurs clichés sur des pellicules grand-format avant de les retoucher et de gommer toute imperfection. Ils se servent d’un crayon et d’un produit appelé « mattoleina » que l’on étale sur le négatif. On parlait au XIXe siècle de pommade photographique pour évoquer ce procédé. Les clients étaient exigeants et le résultat final satisfaisait tout juste leur idéal de représentation. La galerie de portraits qui découle de la démarche photographique de Patrese est ainsi constituée de fantômes mélancoliques,  inconscients de leurs propres traits.

Filippo Patrese à obtenu un master en Photography and Visual Design, NABA, Milano.
Il a participé au Festival International de la Photographie à Rome en 2014.