Christian Lacroix

villa Noailles, piscine.

Dans l'idéal, « mon intention » serait de m'inscrire dans la villa Noailles comme la villa s'inscrit dans le paysage de Hyères. En l'« investissant », purement et simplement. Enfin, pas tout à fait simplement, car ni le projet des Noailles ni l'architecture de Mallet-Stevens ne sont anodins malgré leur « empathie » avec les collines et l'horizon. En deçà de la presque légende « archéologique » des origines, de la splendide Saga et de la « superbe » des deux décennies passées, j'ai ressenti le besoin de « sentir » la villa, la goûter, l'écouter, la regarder, la toucher pour l'« éprouver ». Et tous mes sens d'enfant arlésien, provençal, méditerranéen, ont reconnu ces infimes détails qui, depuis 80 ans (!) et toujours avec la même contemporanéité signifient architecture balnéaire, été en hiver, « vacance », entre spiritualité et jeu. La pellicule des escaliers, le crépi outragé depuis, le damier du ciment. Tout cela parle de choses essentielles, « primales », originelles pour moi. Et à partir de ces sensations, j'ai choisi les modèles qui, depuis 20 ans de collections Couture, résonnaient de tant d'influences, « brutalistes », « géométriques », « graphiques ». Sans oublier, en hommage aux pionniers et aux mécènes que furent le Vicomte et la Vicomtesse, l'art, le design et le surréalisme.

La fameuse « transversalité » des années 1990/2000 était déjà à l'ordre du jour, ici, dans les années 20 et il m'a paru évident de partager ce projet avec trois « plasticiens » qui, fait plus que rare, me font éprouver jubilation salvatrice, admiration inspirée, émotion. David Dubois, déjà complice de la villa, designer et scénographe avec qui j'élabore le concept des nouvelles boutiques Christian Lacroix dans le monde, Christian Rizzo, chorégraphe, styliste, musicien et j'en passe, dont Marie-Laure aurait été folle des performances. C'est avec eux que nous allons installer autour de la piscine et au-delà des êtres « balnéaires » aux vêtements prolongés de poésies douces et violentes, habitant les moindres recoins, jusqu'aux cabines de bain, jeux d'échelles et faux-semblants. Un « festival » - de la mode - au sens premier donc. Festives aussi, enfin, et complètement dans le ton, les installations du 3ème larron, Daniel Firman, dont le travail me parle tout particulièrement et, dont la réflexion sur l'espace, la gestuelle et le vêtement, s'inscrit tout à fait dans le cadre de cette proposition avec deux pièces élaborées ensemble. Voilà ce que je voulais proposer, partager : surprises, musique et « jeux du cirque » devraient être le pain quotidien de ces journées.
Merci en tout cas à tous ceux qui ont su me convaincre « d'oser » participer à ce festival, accueillant, encourageant. Et à encourager. 


Image : david dubois & christian rizzo

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Image : david dubois & christian rizzo
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Image : david dubois & christian rizzo
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Image : david dubois & christian rizzo
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Image : david dubois & christian rizzo
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Viviane Sassen
vol d'oiseau

villa Noailles, squash.

Longues jambes élancées, léger déhanché : une femme pose, le regard décidé, l’attitude assurée, une main sur la hanche gauche, l’autre portant un arbuste, joliment empoté dans un sac plastique Saatchi Gallery, ses branches folles lui courant sur le visage. Puis voilà une autre femme, juchée sur un tabouret, la main droite affairée à actionner un store. Ses lames régulièrement ponctuées de longues bandes noires rythment l’arrière-plan. Leur répondent, les verticales des plis des rideaux, du lambris de bois, des rayons du radiateur. Parmi cette infrastructure de lignes contraires, la figure observe un curieux mimétisme et dans la jungle bruyante de son intérieur chamarré, se perd.
Ici et là-bas, la femme est camouflée ; ailleurs, elle est empêchée, entravée, tronquée, contorsionnée, dédoublée, cachée.

Viviane Sassen compose et joue avec le corps féminin. Quand la femme est seule, sans complice ni accessoire, c’est à son reflet ou à son ombre qu’elle confronte son intégrité. Assise, jambes et mains élégamment croisées, elle nous renvoie un regard ; à peine accordé, il est déjà détourné, ne se laisse alors deviner que la découpe de son profil sur le mur. Une autre fois, c’est le végétal, un éventail de branches aux volumes ronds et au gris lustré, qui sème le trouble ; quel est le bras ? quelle est la jambe ? La douce vrille de la branche se mêle au modelé de la cheville et du mollet. Pour parachever le tumulte visuel, entre dans le champ un alter ego, un autre corps féminin souvent. Aussitôt, les membres se fondent.
Le corps de l’une prolonge celui de l’autre, ils sont matière fluide, géométrie variable. Leur mise en rapport advient par collision brutale, imbrication mécanique ou superposition lascive. Ils sont là, si proches, et déjouent pourtant une lecture immédiate ; toujours, par un des coins du cadre, ils parviennent à se dérober.

Reste alors, sinon l’entendement des corps, l’évidence de leur expressivité graphique. Les compositions de Viviane Sassen sont franches et incisives. Ce qui les ordonne : bras, coude, plat de la main, nuque et jambe. De part et d’autre de leurs lignes, volumes et couleurs sont distribués. La photographie est avant tout image, un espace construit à la surface du cliché, sans avant ni après, sans histoire à raconter mais non sans sensations. L’image est de chair et parfois elle frissonne, elle a ces belles imperfections de l’image non retouchée. Beauté à l’état sauvage, son éclairage est souvent cru, le recours aux artifices, minime. C’est dans sa facture brute que réside la sensualité de l’image. Elle est à vif, comme la nature dans laquelle la photographe s’aventure. Pas de vert pâturage mais un tapis d’épines de pins, un tronc à l’écorce suintante, des branches torturées de bois mort, un sol de terre humide. Cet accord des sens entre le minéral, l’organique et l’humain, est au cœur du projet mené par la photographe en Afrique. Elle portraiture des adolescents de Zambie ou du Ghana, dans la luxuriance colorée de la flore africaine ; peau, terre, eau, fleur forment la palette avec laquelle elle compose ces tableaux fauves.

Raphaëlle Stopin

Viviane Sassen, née en 1972, est établie à Amsterdam. Elle collabore à Purple, I-D, Another Man, Selfservice, Fantastic Man, Butt, Dazed&Confused, Vogue Paris et Vogue Japon et réalise les campagnes de publicité des marques Miu Miu, Diesel et plus récemment Tsumori Chisato et Adidas. Elle travaille parallèlement à la réalisation d’un livre sur la jeunesse africaine.
L’exposition à la villa Noailles retrace son parcours photographique mené depuis ces cinq dernières années dans la presse de mode.
www.vivianesassen.com

Viviane Sassen pour l'Andam
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Viviane Sassen. De la série Realm, Motive Gallery.
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Viviane Sassen. De la série Realm, Motive Gallery.
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Viviane Sassen pour Amica, Italie.
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Viviane Sassen pour Amica, Italie.
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Christian Wijnants
Tromperies

villa Noailles, salon de lecture et salle à manger

Le mystère de ce qui est réel et de ce qui ne l'est pas. Grâce à des effets de trompe l'oeil et des jeux de superpositions, l'illusion d'un tableau vivant semble se libérer. Comme emprisonnée dans les murs de la villa Noailles, une  jeune fille semble se détacher de son image figée.

Le créateur belge Christian Wijnants, diplômé de l'Académie royale d'Anvers, débute sa carrière en 2000 auprès de Dries van Noten qui l'engage comme assistant. Il remporte l'année suivante le grand Prix du Festival de Hyères qui lui permet de lancer sa propre ligne et de défiler rapidement sur les podiums parisiens. Christian Wijnants aime définir sa mode avec des adjectifs tels qu'accessible, portable, sensuelle, fluide, fraîche... Mais il a aussi un goût pour l'étrange, la spontanéité et l'imagination, comme en atteste la mise en scène de son univers créatif dans le salon et les salles à manger de la villa Noailles.

Prévisualisation de l'installation à la villa Noailles
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Daniel Stier
In my Country

villa Noailles, Galerie d'actualité

« In my country » est une série de portraits d’immigrants installés à Londres, également ville de résidence du photographe. Pakistanais, hollandais, ghanéen, indien, guatémaltèque revêtent leur habit traditionnel ; certains, pour le seul besoin de la photographie – ne l’usant plus que pour des « occasions » – d’autres, comme à l’accoutumé, leur costume étant, non l’habit du dimanche, mais celui de tous les jours. Tous posent là où ils ont pris pied, dans leur environnement familier ; ces lieux de leur vie que sont salle à manger, perron de la maison ou rue du quartier. Réminiscence d’un héritage culturel, le vêtement traditionnel se confronte visuellement au chaos urbain de Londres. Il se pose également - à l’heure où l'environnement globalisé aplanit tout particularisme - telle une enclave de résistance culturelle.

Ces portraits d’immigrants se veulent le pendant contemporain de ceux réalisés, entre 1905 et 1910 à New York et rassemblés dans l’ouvrage « The Ellis Island Portraits ». Le photographe observe, dans ces images du début du siècle dernier, l’importance accordée par le migrant à sa tenue. Là, dans les grands halls d’Ellis Island, ils apparaissent dans leur plus beau costume traditionnel, ainsi ont-ils choisi d’entrer dans leur nouvelle vie. C’est cette même volonté, de faire cohabiter un fort attachement à leur identité culturelle et le désir d’une intégration dans leur ville d’adoption, que le photographe constate à Londres. Au début de notre siècle, la ville anglaise demeure certainement - après New York – celle qui possède le mélange ethnique le plus varié au monde.

Daniel Stier choisit d’aborder la question de l’immigration à l’échelle de l’intime. Il portraiture des individus et leur histoire, racontée en vis-à-vis de l’image.
De cette série de portraits individuels, le photographe parvient à établir en filigrane celui du Londres d’aujourd’hui.

De nationalité allemande, Daniel Stier s’installe à Londres après l’obtention de son diplôme. Conjointement à son activité éditoriale pour des magazines tels que Wallpaper, W, British Vogue, The New York Times Magazine, The Guardian, Colors, il mène de nombreux projets personnels. Outre « In my Country », ici exposé, il a travaillé au cours des deux dernières années à une série, « Man, Nature, Technology », investiguant des environnements clos, à l’existence insoupçonnée : les salles de tests scientifiques, leur architecture abstraite, leur machinerie complexe, d’allure parfois étrangement désuète, et leurs utilisateurs. Une publication éponyme est attendue à l’automne 2007. Daniel Stier a developpé, au cours de ces dernières années, une photographie au ton doux-amer, qui cultive une subtile distance humoristique face à son sujet. C’est le deuxième passage à Hyères pour le photographe, lauréat en 2000 du concours international de photographie émergente du Festival d’Hyères. Daniel Stier vit et travaille à Londres et New York.
www.danielstier.com

Daniel Stier. De la série In my Country
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Daniel Stier. De la série In my Country
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Daniel Stier. De la série de In my Country
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Daniel Stier. De la série In my Country
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Marc Turlan
Manque

villa Noailles, chambres de Monsieur et Madame

Absence ou insuffisance de ce qui serait nécessaire... N'est-ce pas ce dont veulent convaincre avec insistance les magazines, que ça nous manque, que tout cela nous manque, que cela pourrait ne plus nous manquer, et la beauté, et la jeunesse, et la richesse et l'élégance et l'amour...Ce qui est exposé dans les magazines c'est la substitution du manque par les images.

Le livre, c'est autre chose, c'est ailleurs, c'est une autre définition du manque, et c'est parfois celle qui explore notre état de manque, état d'angoisse et de souffrance. Il n'y a pas de substitution dans le livre. Il n'y a que le manque et l'écriture qui est un autre manque.

Le travail de Marc Turlan c'est une mise en tension, la mise en évidence de la mise en tension de ce manque-ci avec ce manque-là, de ce qui manque à ce qui manque. Et cette tension, c'est par l'oxymore, cette alliance des contraires, qu'il va l'exprimer...La force, la brutalité même, jusqu'à la torture et aussi la douceur, et la tendresse et la fragilité et la plus grande fragilité. Manque.

Il n'y a pas de dénonciation dans ce travail mais ce travail revendique la tension. En cela, c'est bien une revendication.

Les personnages parés, décorés qui sont sur les magazines portent des masques de résine blanche en coulure sur leur visage. Mais ce ne sont pas des masques. Les personnages portent des appareils, des appareillages qui les rendent anonymes, qui les rendent à l'anonymat. Et cet appareillage renvoie les personnages à leur manque et nous convoque à l'étrangeté de la représentation. Leur manque. Notre manque.

Et ce sont des appareillages du même type qui couvrent les livres, qui les enserrent, qui les fixent et qui les posent. Les mots des livres sont cachés, masqués ou bien alors tenus en respect et proposés. Si bien que l'on ne sait plus s'il s'agit d'un cache ou d'une liseuse fabriquée de résine et particulièrement agencée pour ne laisser lire que le mot qui manque, les mots que l'on pourrait manquer.

La clarté la plus forte de l'oxymore se trouvera dans les chaînes. Ce sont de vraies chaînes. Mais ce sont aussi des colliers. Ce sont des chaînes... L'œil hésite. Ce sont des colliers... On s'approche... Ni chaînes, ni colliers, ce sont des appareils, des appareils distants, fragiles, ténus... Les chaînes sont sans mots et sans images. Manque.

Dans le travail de Marc Turlan, il y a des mots mais il n'y a pas de jeux de mots. Il y a des images mais il n'y a pas de représentation. Il n'y a aucune didactique. Il s'agit en revanche de politique, de la politique de la vie, de la politique de la perception, d'une politique artistique de la perception. Le manque.

Pierre Oudart


Marc Turlan. Magazine #1 de la série Manque, 2007.
Photographié par Erwan Frotin
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Marc Turlan. Magazine #2 de la série Manque, 2007.
Photographié par Erwan Frotin
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Marc Turlan. Magazine #3 de la série Manque, 2007.
Photographié par Erwan Frotin
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Marc Turlan. Chaînes, de la série Manque, 2007.
Photographié par Erwan Frotin
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Marc Turlan. Livre, de la série Manque, 2007.
Photographié par Erwan Frotin
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Estelle Hanania
Inner Light

Commande photographique sur les créations des stylistes sélectionnés
Vieux Hyères, Tour des Templiers


La manière délicate de la photographe  - rare alchimie de sensualité et d'âpreté - s'applique ici à l'exercice de la série de mode. Réalisées sur le territoire hyèrois, ces photographies prennent pour matières premières la roche et ses lichens, la forêt et ses branches tortueuses, la terre sableuse et son rhizome de lianes. Le minéral et le végétal composent une nature abrupte et magnétique. Pour achever l'envoûtement, la photographe dispose dans son décor, torches, arbres à pommes, hommes de paille, cartes à jouer, sabres et autres indices empruntant à l'iconographie du cirque, de la magie noire, de la religion catholique et du carnaval. L'image toute entière bascule dans une autre dimension, celle d'un imaginaire mystique. Le jeu de pistes n'est pas fini. La photographe nous avait déjà habitués aux énigmes, elle pratique à nouveau l'association suggestive. Natures mortes et paysages répondent aux portraits, à chacun d'entendre leurs murmures.

Estelle Hanania vit et travaille à Paris. Après des études à l'école Estienne, elle entre aux Beaux-Arts de Paris dont elle sort diplômée en 2006. Parallèlement à sa pratique de la photographie, elle travaille en tant que directrice artistique indépendante et crée en 2003, la marque E&M en collaboration avec la styliste Marion Hanania. C'est son troisième passage par le Festival, après 2005 où elle concourait avec sa soeur, Marion, dans le cadre du concours de mode, et 2006 où elle remportait le prix du jury du concours de photographie.
http://morepaper.free.fr


Estelle Hanania. De la série Inner Light, 2007
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Estelle Hanania. De la série Inner Light, 2007

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Estelle Hanania. De la série Inner Light, 2007

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Estelle Hanania. De la série Inner Light, 2007
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Estelle Hanania. De la série Inner Light, 2007
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Jaap Scheeren
Magic World

Commande sur la ville de Hyères et ses alentours
villa Noailles, salon rose.


L'exercice de la commande photographique sur la ville de Hyères et ses environs a, cette année, été confiée au lauréat 2006, le hollandais Jaap Scheeren. Après les paysages ascétiques de Mathieu Bernard-Reymond, les portraits en habitat naturel de Stefan Ruiz, les visions fantastiques d'Eva Lauterlein et la ballade intimiste de Kathryn Hillier, voici le voyage de Jaap Scheeren en terre méditerranéenne. Il arpente routes et rues, à la rencontre de leurs habitants. L'esprit ludique et gentiment irrévérencieux du photographe portraiture une ville de Hyères sous l'emprise d'une douce folie.

Jaap Scheeren (1979) est diplômé de l'Académie de Saint Joost Breda. Son projet photographique  Black Hole, mené conjointement avec Anouk Kruithof, a été exposé au Fotografiemuseum Amsterdam (FOAM) et leur publication éponyme, récompensée lors des Rencontres d'Arles 2006. Jaap Scheeren a également participé récemment à l'exposition collective Dutch Dare à Sydney, sur la nouvelle scène photographique hollandaise aux côtés notamment d'Anuschka Blommers & Niels Schumm et Marnix Goossens. Jaap Scheeren vit et travaille à Rotterdam. www.jaapscheeren.nl



Jaap Scheeren. De la série Magic World, 2007
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Jaap Scheeren. De la série Magic World, 2007

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Jaap Scheeren. De la série Magic World, 2007

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Jaap Scheeren. De la série Magic World, 2007
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Jaap Scheeren. De la série Magic World, 2007
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Bless
Hamacs

villa Noailles, couloirs et jardin.

Dans le cadre du Festival de la Mode à Hyères, BLESS expose BLESS N° 28 Hammock.
Le hamac évoque inévitablement l'idée de vacances et de relaxation, souvent en liaison avec un pays chaud. L'objet y est généralement fabriqué de façon traditionnelle dans des tissages et des couleurs d´origine ethnique.

À l'opposé de cet esprit touristique, l'idée initiale du hamac Bless consiste à réadapter cet objet extrêmement confortable dans un contexte urbain et quotidien tout en renouvelant son apparence.

Aujourd'hui, il en existe trois versions.
Le «Fur hammock», qui est travaillée dans des peaux de mouton, renard ou coyote. La fourrure est entièrement détachable de sa base en coton et peut servir de couverture.

Le «Sofa hammock» s'inspire d'un canapé, à la fois géométrique et tridimensionnel. Son volume unique est composé d'un coussin-matelas principal et de deux coussins amovibles, qui laissent place à des rangements intégrés pour livres et magazines, etc.

Le «Blanket hammock», cette version couette est conçue en deux épaisseurs : une base en coton attachée à une couverture en maille. Cette couverture est travaillée comme un vêtement avec des ouvertures possibles pour passer la tête et les bras. Le hamac a ainsi une réelle fonction de couchage qui prend littéralement son utilisateur en sandwich.

Pour le 22ème festival de la Mode et de la Photographie à la villa Noailles, Bless propose environ dix hamacs différents qui permettront de profiter différemment de la magie de ce lieu. Traditionnellement, la villa accueille des artistes et des créatifs dans une ambiance de détente extrêmement agréable. Le but de Bless est de renforcer cette hospitalité en créant des endroits de relaxation supplémentaires à l´intérieur comme à l´extérieur.
... relax and enjoy !

Bless. Hamac sofa n°28
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Bless. Hamac en fourrure n°28
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Bless. Simulation de l'installation à la villa Noailles
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Anthony Vaccarello

villa Noailles, chambre d'amis

« Créature chimérique ? Vision poétique ? Ou phantasme créatif ? La Belle et la Bête en fusionnelle attraction ? »
Anthony Vaccarello a imaginé pour le Festival de Hyères 2007 un vestiaire-rebus, une panoplie-puzzle, un kaléidoscope de couleurs et une palette de sensualités mise dans un décor de miroir, de lumière et d'image, assemblé pour lui par Julien Claessens, photographe et par Arnaud Michaux, complice.
 
Vison bleu, renard argenté teint en vert, lapin jaune à reflets bleus, astrakan et zibeline se fondent, se découpent et s'associent au cuir noir pour habiller d'une robe, d'un pantalon et d'un boléro ce rêve de femme.
 
Ni baroque étincelant, ni sombre gothique, tout en courbes et sinuosités, creux et reliefs, ombre et lumière, inspiration et émotion, entre sculpture et coup de crayon, entre coutures et drapés, tout ce que dessine Anthony Vaccarello attire l'œil, excite l'imaginaire, appelle la main et provoque les sens. C'est une mode où formes et matières se marient avec absolu pour donner naissance à une nouvelle dimension et à une nouvelle perception du corps.
 
Né à Bruxelles, Anthony Vaccarello, après des études classiques et latines, s'inscrira d'abord aux Beaux-Arts avant de découvrir, juste à temps, sa passion pour le vêtement comme idéal moyen d'expression. Il entre alors à La Cambre, septembre 2001. Cinq ans plus tard, il obtient le Grand Prix du Festival de Hyères 2006. Il est actuellement styliste chez Fendi, à Rome.

Jean-Jacques Picart


Photographie : Julien Claessens
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Photographie : Julien Claessens
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YOU WEAR IT WELL

Dino Dinco et Diane Pernet ont préparé cette sélection itinérante de courts-métrages qui explorent l'intersection de la mode et du cinéma, plus particulièrement des films dont le point focal est la mode, le style et/ou la beauté.
 
YOU WEAR IT WELL (« Vous le portez bien ») cherche à dévoiler les meilleures images animées de réalisateurs, d'artistes, de photographes et de créateurs internationaux. En plus de films faits précisément pour l'occasion par les créatifs dans le cercle élargi de leurs amis et connaissances, ils ont lancé un appel à candidature ouvert au monde entier, à travers le blog de Diane, A Shaded View on Fashion. Un jury restreint de professionnels issus de la mode et du cinéma se sont ensuite rassemblés pour sélectionner les meilleurs, créant ainsi une programmation unique qui met côte à côte les plus grandes stars de la mode et de jeunes créatifs en quête de reconnaissance. Leur point commun : une passion, une admiration pour la magie que crée la mode sur le grand écran.
 
YOU WEAR IT WELL a fait son avant-première à Los Angeles le 1er août 2006, et a depuis été vu à San Francisco, Stockholm, et Copenhague.  La sélection a aussi été un élément vital de  « Vitrine », une exposition de trois semaines organisée par la Flanders Fashion Institute / MoMu à Anvers. En Décembre 2006, YOU WEAR IT WELL a été projeté en Espagne au Guggenheim Museum (Bilbao) dans le cadre du festival de film ZINEBI, ainsi qu'au MID_E festival à Saint Sébastien. Dino et Diane sont actuellement en train de préparer la 2ème édition de YOU WEAR IT WELL, avec un lancement prévu à Los Angeles pendant l'été 2007.

Parmi cette première édition de YOU WEAR IT WELL, la liste des films en compétition compte :
« Fashionation », une histoire intégrale de la mode illustrée par Ruben Toledo;
« Starring », un faux telenovela kitsch par Jeremy Scott, avec Asia Argento et Tori Spelling; le clip de Marcelo Krasilcic pour Myself (Kai Kuhne, ex-As Four) avec Chloe Sevigny; un court métrage co-signé Ridley et Jordan Scott pour Prada,
« Thunder, Perfect Mind »;  et « The Bridegroom Stripped Bare », une transformation abrupte issue des cerveaux du photographe de mode Nick Knight et d'Alexander McQueen.

Dino Dinco est un artiste et photographe de mode basé à Los Angeles qui a travaillé dans la production audiovisuelle pendant plus de dix ans. Diane Pernet est la fondatrice du blog orienté mode, A Shaded View on Fashion (www.ashadedviewonfashion.com). Journaliste mode et réalisatrice, elle a également été styliste.



'The Bridegroom Stripped Bare' by Alexander McQueen, part of 'Transformer', 2002, courtesy of SHOWstudio.
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« Chloé Sevigny by Marcelo Krasilcic for Myself »


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Christian Lacroix

Viviane Sassen

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You Wear It Well