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| Haider Ackermann |
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Piscine, villa Noailles
Il aime que ses défilés soient vécus comme des glissements progressifs vers l’ailleurs. Leur climat ressemble toujours à celui des étendues de sable à perte de vue du désert ; et puis, au loin, une silhouette qui grandit, amazone entre spleen et orgueil hautain, rêve devenu réalité qui n’a cessé de l’ensorceler au cours des six mois de préparation de sa collection.
Son inspiration a franchi depuis 2002 le mur du son de la mode, envahissant chaque saison son catwalk de vestes au maintien de harnais, coulées impeccables de daim ou cashmere pour femme en sarouel fumant un clope dans des bars d’hommes. Au lever du jour, cette héroïne made in Ackermann n’aura qu’une fine bretelle à son fourreau taillé dans du satin de soie en lambeaux pour être mise à nue en trinquant sa dernière coupe de champagne.
Maniant l’opulence et la pureté de lame, Haider Ackermann ponctue avec entêtement son univers East meets West d’une foison d’images arrachées au souvenir d’une enfance ballottée entre Maroc, Tchad et Ethiopie, avec en contraste la lumière froide des années d’adolescence amarrées à Anvers via Amsterdam, préludes gravés dans sa chair avant son escale à Paris où la discrétion éblouissante de son style est devenue le nouveau point de mire de ceux qui croyaient l’underground fini. Rares sont en effet ceux qui, comme lui, savent rendre la simplicité captivante. On se demanderait presque comment c’était avant, tant ses enveloppements d’agneau velours râpeux et striés comme une toile de Soulages, ses classiques nettoyés de toute scorie dont il ne reste que les arêtes ultimes, et son soir à la fois fonctionnel comme un tee-shirt et totalement somptueux, ont su régénérer l’understatement d’une élégance luxueusement dissidente qui n’a d’égale que l’allure parfaitement singulière et unique de celle qui la porte.
Samuel Drira
En coproduction avec la Galerie des Galeries,
Galeries Lafayette Haussmann
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© Berlinde de Bruykere. Photo : Jan Pauwels
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| Melvin Sokolsky |
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Squash, villa Noailles
Melvin Sokolsky est un homme d'images. Ses séries Bubbles et Flying sont des classiques de la photographie de mode. Une femme dans une bulle vogue sur les eaux de la Seine quand une autre survole Montmartre. Toutes deux réalisées à Paris pour Harper's Bazaar, respectivement en 1963 et 1965, ces images sont aussi emblématiques de son oeuvre photographique : une féerie joueuse et vaporeuse. Derrière ces séries de mode « exploits » passées à la postérité, le corpus d'images est étonnant.
Melvin Sokolsky entre en mode à l'age de 20 ans, en 1959 à l'invite d'Henry Wolf alors visionnaire directeur artistique de Bazaar. Wolf vient de quitter Esquire pour Bazaar, et cherche de nouveaux photographes pour moderniser le journal. Sokolsky sera l'un d'eux. Fasciné par le modèle devant son objectif – fascination qu'il représentera à plusieurs reprises dans des mises en abyme empruntant aux Ménines – davantage que par le vêtement, le photographe propose mois après mois des « histoires » dans lesquelles il explore le corps féminin, son port et ses attitudes. Entre les quatre murs du studio, Melvin Sokolsky révèle un appétit créatif insatiable. Il joue avec les échelles et les perspectives, multiplie les modèles, expérimente sans cesse. Une femme marche au plafond ; deux autres s'entretiennent perchées sur une table et une chaise géantes ; une dernière gravit un escalier sans queue ni tête. Sokolsky connaît l'histoire des images, et surréalisme et peinture métaphysique sont parfois tout proches.
Il y a les idées, toujours renouvelées, et puis il y a aussi la manière, l'image précise, les coloris saturés.
Parallèlement à sa collboration suivie avec Bazaar, le photographe travaille également pour Show, Mc Call, Esquire, Newsweek, New York Times Magazine, puis après une dizaine d'années se dirige vers l'image en mouvement et emménage en 1975 à Los Angeles. Dès lors, il se rapproche du cinéma, entame une carrière de réalisateur (principalement de films publicitaires), qu'il mène parallèlement à son activité de photographe. Au cours des années 2000, il renoue avec Bazaar, puis travaille pour Vogue, Vibe ou encore le New York TImes. Sa verve visuelle demeure intacte ; sa photographie, expérience tant conceptuelle que sensorielle, est toujours lumineuse.
Les années 60 sont considérées à raison comme l'âge d'or de la photographie de mode, comme celui de son émancipation. Sokolsky et sa fulgurance créative sont parmi les meneurs de cette révolution du genre.
« J'agissais par instinct et tout ce que j'avais à offrir de prime abord, c'était l'irrévérence », la présente rétrospective consacrée à l'oeuvre de Melvin Sokolsky veut éclairer la place centrale tenue par le photographe dans le renouveau de la création photographique des années 60, et révéler au regardeur des années 2000, sa contemporanéité saisissante.
Melvin Sokolsky vit et travaille à Los Angeles. Il est représenté par la galerie Fahey/Klein, Los Angeles ; Staley+Wise, New York et par l'agence Marek & Associates, New York.
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Melvin Sokolsky, Harper's Bazaar, juillet 1960
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Melvin Sokolsky, Harper's Bazaar, 1961
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Melvin Sokolsky, Tooker Lips, 1965
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| Felipe Oliveira Baptista |
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Salon de lecture, salle à manger, villa Noailles
Lauréat du festival de Hyères en 2002, Felipe Oliveira Baptista est invité à occuper la Villa pour une installation co-produite par la Villa Noailles et le MUDAM.
Un des adjectifs le plus usité pour qualifier le travail de Felipe Oliveira Baptista est « architectural ». Au cours des saisons, le fil conducteur de ses collections est la recherche instinctive de nouvelles constructions et de nouveaux assemblages. Le processus créatif engage les recherches de Felipe depuis l’objet et souvent des images d’architecture jusqu’à la déconstruction et la réunion de ces images pour aboutir au vêtement.
« Dyno » collection printemps-été 07 faisait figurer un thème de vêtements à facettes, rigides et ostensiblement « architecturés ». Pour exposer son travail, Felipe a voulu inverser le processus et passer du vêtement à l’objet.
Il a démantibulé le patronnage de deux de ses modèles, pour les mouler et les suspendre.
Inconditionnel de la villa Noailles, Felipe Oliveira Baptista propose cette nouvelle dialectique entre l’architecture de la villa et les angles et facettes de son imaginaire.
Adeline Amiel-Donat
En coproduction avec le MUDAM, Luxembourg, avec le soutien de Agent Secret.
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Felipe Oliveira Baptista, photographie, collage, dessin.
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Felipe Oliveira Baptista, photographie, collage, dessin. |
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Felipe Oliveira Baptista, photographie, collage, dessin. |
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| The Sartorialist |
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Galerie d'actualité, villa Noailles
Scott Schuman - plus connu sous le nom de « The Sartorialist » - créé son blog éponyme (http://thesartorialist.blogspot.com/) en 2005 et devient rapidement le photographe le plus influent de la blogosphère.
Plus qu'une étude sur le vaste concept de "mode de rue", The Sartorialist propose une galerie de portraits, interrogeant : à quoi ressemblent les femmes et les hommes de style quand ils s'aventurent dans les rues de New York ?
Né à Indianapolis en 1968 et diplômé en marketing de mode à l'université d'Indiana, Scott Schuman travaille pour des sociétés comme Valentino et Onward Kashiyama, pour finalement ouvrir son propre showroom dévolu aux jeunes créateurs. Après 15 ans passés dans la mode, il lance son blog avec l'idée simple de '"partager des photos de gens bien habillés que je voyais dans les rues de New York. Quand je travaillais dans la mode, je sentais toujours un fossé entre ce que je vendais en showroom et la mode que les gens portaient dans la vraie vie."
Photographe autodidacte à ses débuts, Scott Schuman façonne bientôt des images soigneusement composées, baignées de lumière. Au fil de ses promenades urbaines, il constitue un corpus de portraits lumineux - toutes origines ethniques, classes sociales, âges et sexes confondus-, éclairant la mode telle qu'elle se manifeste dans le "vrai monde", loin des podiums.
Schuman travaille en numérique et poste directement ses photos sur son site. Tous les jours, cinquante mille internautes visitent "The Sartorialist" et nombreux sont ceux qui y laissent leurs commentaires, très souvent élogieux, parfois critiques, mais toujours pénétrés d'une attention sans faille au moindre détail.
Le succès grandissant du blog - qui lui vaut aujourd'hui de figurer au top 100 des "papes" du monde du design selon le classement du magazine Time- exige bientôt de Schuman de plus en plus de temps et d'attention, jusqu'à devenir en 2006, son activité principale. Au cours de cette même année, le site style.com (site officiel de du magazine Vogue) l'envoie sillonner les rues de Londres, Paris et Milan, au moment des défilés. Cette première collaboration avec la presse de mode est vite suivie d'une rubrique mensuelle dans GQ magazine et Men's Ex Japon. Quelque soit la publication, la signature de The Sartorialist demeure immédiatement reconnaissable - son instinct du moment et du lieu, sa manière très personnelle de lier le sujet à son environnement, et sa capacité à mettre ses modèles à l'aise, sont les liants d'une photographie qui parvient, malgré le court laps de temps qui lui est imparti, à résonner.
Cette exposition montre, pour la première fois en France, une rétrospective sélective des images du "Sartorialist".
en collaboration avec Danziger Projects Gallery, New York
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Scott Schuman, The Sartorialist, Untitled, Paris, 2007
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Scott Schuman, The Sartorialist, Untitled, Paris, 2007 |
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Scott Schuman, The Sartorialist, Untitled, New York, 2007 |
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| Ludivine Caillard |
| Time After Time |
Chambre de Monsieur, chambre de Madame, chambre de plein air, vitrines, villa Noailles
Je propose dans le cadre de cette exposition à la villa Noailles un ensemble de sculptures qui entretiennent un lien avec la notion de « nature ». Elles ont pour point commun d’être toutes réalisées à partir d’un procédé simple et accessible : le tricot. La lenteur d’élaboration de ces travaux me permet également d’interroger la question du temps. Fabriquer le temps, gérer le temps, fixer le temps, prendre le temps de, transformer ce temps qui m’échappe. Il est important pour moi de
« dompter » le temps par un geste répétitif, patient, laborieux et manuel.
Le « fait main » et la « non-technicité » sont essentiels : je fais le choix de ne pas recourir à la machine, laissant place au hasard et à l’accident. Le résultat, l’œuvre et sa forme finale sont toujours le fruit de ces accidents, de ces hésitations.
Les « Color sticks », longs rouleaux de laine tricotés, déclinés en plusieurs couleurs unies et enfilés sur des cylindres façonnés en bois, sont dressés et alignés contre un mur. Ils mettent en jeu une contradiction entre la texture molle et difforme de la laine, et la dureté du support en bois qui leur confère une verticalité.
Dans « A red dress for a tree », un arbre est recouvert d’une parure, robe rouge qui se répand sur le sol. Chaque branche est revêtue d’un fourreau de laine, comme une seconde écorce. Cette enveloppe protectrice souligne, révèle la forme préexistante de l’arbre. Je veux constituer un environnement onirique et mental, renforcé par la présence d’une bande sonore, « Red Protéodie », immergeant le spectateur dans ce paysage fictif. Inspiré d’une pratique artisanale populaire dans les années 70, consistant à réaliser des fleurs en laine pour orner tissus, vêtements, coussins, rideaux…,
« Daisy », se réfère au slogan « Flower Power ». Les fleurs, agrandies démesurément, réactivent ce symbole de la non-violence et des utopies économiques et sociales de la culture hippie. Enfin, « Perpetual green » est une sculpture qui s’apparente à une composition végétale. Des rondins de bois recouverts de laine, posés sur des socles, créent des liens d’analogie formelle et de mimétisme avec la nature.
Ludivine Caillard, janvier 2008.
En coproduction avec la Galerie des Galeries, Galeries Lafayette Haussmann
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« Color sticks » © Marc Domage, 2008 |
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A red dress for a tree", détail, 2008. (c) Marc Domage |
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« Perpetual Green » © Marc Domage, 2008
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| Popel Coumou |
| Commande photographique sur la villa Noailles |
Salon rose, villa Noailles
Hollandaise, née en 1978, Popel Coumou vit à Amsterdam. Diplômée de l’Académie Gerrit Rietveld, elle expose son travail en 2005 au Fotografie Museum d’Amsterdam (FOAM) , à la galerie Mauritz van de Laar (La Haye) ou encore à l’Amsterdam Centre for Photography. En 2007, elle remporte ex æquo avec Jessica Roberts, le Grand Prix du Jury Photographie.
Popel Coumou construit. Elle découpe des papiers de couleur, des photographies, modèle de l’argile, projette parfois aussi quelques silhouettes evanescentes, puis photographie. L'an dernier déjà, ses espaces géométriques, faits de grands aplats, maniant des volumes simples résonnaient dans les murs de la villa Noailles. Dans le cadre du festival 2008, c’est tout naturellement que la commande sur la ville (précédemment réalisée par Stefan Ruiz, Mathieu Bernard-Reymond, Charles Fréger ou encore Jaap Scheeren) devient commande sur la villa. L'architecture de Mallet Stevens, ses espaces labyrinthiques s'offrent à la libre interprétation de l'artiste ; le génie du lieu se laissera-t-il approcher?
Commande actuellement en cours de réalisation
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Popel Coumou, Untitled
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| Éric Lebon |
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Chambre d'ami, villa Noailles
Repéré au 21e Festival de Hyères, en 2006, Éric Lebon revient dans la région varoise, le temps d’une installation dans l’une des chambres d’amis de la Villa Noailles. Des vêtements traînent, éparpillés sur un lit, d’autres pendent, accrochés dans une armoire, certains enfin s’échappent d’un sac de voyage -d’où dépassent également des billets de train. Pénétrant comme par intrusion dans une chambre d’hôtel, le visiteur est projeté dans l’intimité d’un client qui ne serait autre que l’homme idéal qu’habille Eric Lebon. Autodidacte, ayant grandi entre Antilles et métropole, Eric Lebon pose un regard frais et décontracté sur le vestiaire masculin. « J’ai voulu faire de la mode, car je ne trouvais pas ce qui me plaisait ; il n’y avait pas grand-chose pour les jeunes en dehors d’H&M, et chez les créateurs, tout me semblait trop sérieux. J’écoute du hip-hop et cela se ressent dans ce que je fais. Ma mode a un côté street, mais dans des matières luxes, avec une certaine recherche. » Eric Lebon s’attache à renouveler les codes du sportswear à coup de capuches de sweat sur des chemises, de micro shorts à la coupe plus sexy que sport. Un style énergique par ses formes, délicat dans ses coloris, qu’invite à découvrir son installation à la Villa Noailles. Sur les murs, un papier peint, sorte de collage de visages d’hommes, adolescents aussi bien qu’adultes, résume l’ambition d’Eric Lebon : « habiller un peu tout le monde, car je me fiche des critères d’âge ou de classe sociale. J’aime les gens qui dégagent. »
Cédric Saint André Perrin
Photographies ci-dessous
Photographe : Julia Champeau, assistée de Candice Milon
Models : Guillaume@Success, Matthias@Success
Groomer : Suzy assistée de Ryma
Merci à : Lionel Bensemoun
Emmanuel (hôtel Amour)
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photographie Julia Champeau, 2008
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photographie Julia Champeau, 2008
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photographie Julia Champeau, 2008 |
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| Jessica Roberts |
| Commande photographique sur les créations des stylistes sélectionnés |
Née en 1982, Jessica Roberts vit et travaille à Philadelphie. En 2005, elle est diplômée de la Tyler School of Art. Deux ans plus tard, sélectionnée dans le cadre du Festival d’Hyères, elle est remarquée pour ses portraits d’adolescents et récompensée par le Grand Prix du Jury Photographie. L’approche ouvertement esthétique de la photographe fait le choix d’une picturalité sophistiquée, caressante.
Cette année, lui a été confié l’exercice de la commande mode. La photographe revient donc à Hyères mettre en scène dans son théâtre intimiste les tenues des stylistes en compétition.
Commande actuellement en cours de réalisation
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Jessica Roberts, de la série Before the Coming, 2007
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| You Wear It Well 2 |
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hall et couloirs, villa Noailles
YOU WEAR IT WELL 2 ("VOUS LE PORTEZ SI BIEN") est une présentation itinérante de courts métrages internationaux qui traitent de mode, de style et de beauté et qui pour sa seconde édition revient à Hyères avec une toute nouvelle sélection.
Dirigé par Diane Pernet et Dino Dinco, YOU WEAR IT WELL cherche à dévoiler les meilleurs films créés par les cinéastes, artistes, photographes et stylistes internationaux qui s'intéressent à l'intersection de la mode et du cinéma. Lancé en août 2006, YOU WEAR IT WELL est la seule sélection annuelle et itinérante de films de la sorte.
Sur les 200 films soumis, seuls 30 ont été retenus par un jury constitué de Deborah Irmas, commissaire photo et productrice de documentaires, Charlotte Cotton, nouvelle directrice de la photographie du Musée d'Art Contemporain de Los Angeles (LACMA), Ned Brown, producteur de HKM et Rockfight, ainsi que de Dino Dinco et Diane Pernet. Des plages ensoleillées du Brésil de "Verao 07" de Osklen à la direction artistique calculée de l'artiste hollandais Erwin Olaf dans "Le Dernier Cri", les spectateurs sont projetés directement dans la tête des visionnaires de la mode. Les londoniens Gareth Pugh et Nick Knight de SHOWSTUDIO font un "maquillathon" dans "Fash Off: Make-Up-a-Thon" alors que les très chics Marlon & Marlene s'éparpillent à travers YOU WEAR IT WELL grâce à 5 courts-métrages insolents. L’icône Dita Von Teese est filmée par Ali Mahdavi et Suzanne von Aichinger dans leur film "Dita" alors que Diane Pernet et Alexandre Czetwertynski documentent Eley Kishimoto. Et, inoubliable, il y a "LOveREAL" de l'espagnol Antonio de la Rosa. Plus d'information sur YOU WEAR IT WELL 2 sur youwearitwell.tv et ashadedview.com.
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Erwin Olaf, "Le dernier cri"
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| Sandra Backlund |
| Grand prix du jury mode 2007 |
Défilé, Plage de l'Ayguade, Hyères
Lors d’une visite à Stockholm en août 2006, un ami m’emmena visiter l’atelier de la styliste suédoise Sandra Backlund. C’est dans la maille que Sandra tisse sa magie, et chaque pièce est façonnée à la main. Les tendances l’indiffèrent car elle est uniquement motivée par son propre désir d’expression et d’expérimentation. Pour elle, la mode est simplement une forme d’art démocratique, accessible à tous.
Sandra Backlund est diplômée du Beckmans College of Design à Stockholm, où elle a terminé ses études en 2004.
Au printemps dernier, à l’occasion du 22e Festival International de Mode et de Photographie d’Hyères, un jury présidé par Christian Lacroix décerne le grand prix du festival à Sandra Backlund. Depuis, son travail ne cesse d’être diffusé à une échelle internationale par
de nombreux magazines de prestige. Elle a également été sélectionnée par Franca Sozzani de Vogue Italie pour être sa protégée à Florence.
Suite à son grand prix à Hyères, Sandra Backlund a aussi été nommée meilleure styliste par l’édition suédoise du magazine Elle.
C’est le fameux test de Rorschach qui inspira son travail sur les “tâches d’encres”, la collection lauréate du Festival 2007. Elle affirme que c’est le manque total d’une culture de la mode en Suède
qui la pousse à chercher l’inspiration au plus profond d’elle-même.
Ces jours-ci, Sandra dort très peu et doit consacrer beaucoup de temps à choisir entre les nombreuses propositions de projets qui lui
sont adressées. Le Festival d’Hyères a fourni à cette beauté suédoise la base nécessaire pour construire son propre empire.
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Masque : Sandra Backlund, photographie : Johan Fowelin pour Livraison
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Masque : Sandra Backlund, photographie : Johan Fowelin pour Livraison |
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Masque : Sandra Backlund, photographie : Johan Fowelin pour Livraison |
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| Peter Bertsch |
| Prix 1.2.3 / 2007 |
Défilé, Plage de l'Ayguade, Hyères
Printemps 2008 : Peter Bertsch, une réflexion sur l’alliance des contraires
Après Julien Dossena en 2007, c’est au tour de Peter Bertsch de se prêter à l’exercice de style pour la marque 1.2.3. Né en 1979 en Allemagne, Peter a fait ses classes à l’Académie Royale des Beaux-Arts à Anvers. Après s’être essayé à la mode masculine, il explore et imagine des gardes-robes féminines oniriques et surréalistes.
Touche-à-tout, inventif et curieux, il est à l’origine du magazine de mode « +One », fruit de la collaboration de 17 stylistes néophytes mais aussi de grands noms de la création tels que Dries Van Noten ou Martin Margiela. Ses inspirations sont multiples et infinies : l’œuvre d’un artiste, la vision qu’il porte sur son temps ou sur des époques et des contrées plus lointaines. En 2007, sa réflexion autour de l’alliance du synthétique et du naturel donne lieu à une collection pour jeunes filles en fleur de pastique, baptisée « Bionic ». Ses silhouettes d’orchidées en vinyle lui valent de nombreuses récompenses, dont le prix du Jury 1.2.3 lors du Festival d’Hyères 2007.
Après les courbes et l’évanescence, place au trait, au structuré. Peter décide d’explorer de nouveaux horizons. Fortement imprégné par l’architecture de la villa Noailles, berceau du Festival d’Hyères, et du travail de découpage et de collage de Popel Coumou, photographe lauréate du Festival en 2007, qui réalise le dossier de presse de la collection de Peter pour 1.2.3, il nous livre une collection très graphique, jouant sur les mises en contrastes et les oppositions. A la manière d’origamis, des pliages se positionnent sur les vêtements et se révèlent pleinement avec le mouvement. Jeux de lumières, de volumes et de matières reflètent une réelle réflexion autour de la linéarité, à la fois structurante et harmonieuse.
Top toge aux manches papillons, spartiates compensées, combishort satinée, robe de « mariée » irisée, ou veste saharienne disciplinée, la collection est à la fois plurielle et singulière. Une garde-robe qui célèbre l’alliance des contrastes, le métissage, l’équilibre entre urbanisme et nature. Fleurs, fées, muses ou messagères de notre ère, Peter dessine des silhouettes pour une femme facétieuse, imprévisible et impétueuse. A la fois tout et son contraire.
Popel Coumou et Peter Bertsch : la rencontre de deux univers
Primée au Festival d’Hyères en 2007, Popel Coumou a étudié la photographie à la Gerrit Rietveld Academie d’Amsterdam. Sa collaboration avec Peter signe la première expérience de cette néerlandaise de 29 ans en matière de photographie de mode. Loin d’en être à son coup d’essai pour autant, ses travaux autour de la lumière et du volume ont déjà été exposés dans de nombreuses galeries aux Pays-Bas. Amalgame et alchimie de photographies, d’assemblages de papiers, de pliages et jeux de clairs-obscurs ; cette magicienne de la pellicule apporte du volume au monde en deux dimensions. Sa démarche artistique, à la fois personnelle, innovante et expérimentale, a suscité l’intérêt de Peter.
Plus qu’une simple collaboration, il s’agit d’une véritable rencontre entre deux artistes et deux univers.
Collection Peter Bertsch photographiée par Popel Coumou.
Contact Presse : Sandie Roy www.sandieroy.com
Infos et visuels haute définition disponibles sur demande
Remerciements : Cécile Olivier, Clémentine Kuhne chez 1.2.3
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Photographie Popel Coumou pour Peter Bertsch, collection 1.2.3
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Photographie Popel Coumou pour Peter Bertsch, collection 1.2.3 |
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Photographie Popel Coumou pour Peter Bertsch, collection 1.2.3
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| Livraison |
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Hors-les-murs
Sélection d'images du 3ème numéro du magazine Livraison (Suède)
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Levi Van Veluw, Tape, Livraison #3, 2008
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Stephen Lewis, Martin, Livraison #3, 2008
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Marc Turlan, Manque 2, Autoportrait. photographe : Franck Turlan, Livraison #3, 2008 |
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| Fly |
| (Sandra Backlund) |
hall villa initiale, villa Noailles
Une collaboration avec le magazine dvd Fly
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Fly, 2008
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Fly, 2008
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Fly, 2008 |
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Fly, 2008 |
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| Marc Turlan |
| Dès lors, tout reste à faire |
Hors-les-murs
Du 1er mars au 30 avril 2008
Rencontre - débat
1er avril 2008 à 18h30 avec Marc Turlan
Espace d'art Le Moulin
avenue Aristide Briand - 83160 La-Valette-du-Var
tél: 04 94 23 36 49
lemoulin@lavalette83.fr
Exposition ouverte au public du mardi au vendredi de 15h à 18h et le samedi de 10h à 12h et de 15h à 18h - Entrée libre
Exposition réalisée par la ville de La-Valette-du-Var, avec le soutien du Conseil Général du Var, du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d'Azur et de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Provence-Alpes-Côte d'Azur.
En collaboration avec l'École Supérieure d'Art de Toulon-Provence-Méditerranée et la villa Noailles Toulon-Provence-Méditerranée, Festival International de Mode et de Photographie dans le cadre d'un partenariat annuel.
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