Steven Meisel

Squash, villa Noailles

THREE HUNDRED AND SEVENTEEN & COUNTING

Éminence de la photographie de mode, Steven Meisel se distingue certainement comme le plus prolifique et innovant créateur d'images de ces deux dernières décennies. De même que sa capacité à repérer les visages et personnalités qui représenteront la mode de demain, Meisel a un prodigieux talent pour développer et mettre en scène sur la page imprimée, des narrations aspirant à refléter la culture d'aujourd'hui.
Depuis plus de vingt ans, il crée toutes les couvertures et réalise les séries de mode phares de chaque numéro de Vogue Italie. La relation du photographe au magazine - d'une exceptionnelle durée - n'a sans doute pas d'équivalent dans l'histoire de la presse de mode.

Meisel ne dépeint pas seulement la mode, il la définit et lui donne une résonance culturelle. Ses influences et inspirations sont  puisées dans le graphisme, l'architecture, l'art, le cinéma et la littérature. Meisel a aussi portraituré acteurs et artistes, étudiant la relation entre célébrité et mode. Meisel  a notamment collaboré avec Madonna à la conception et réalisation de leur livre d'anthologie Sex (1992).

Steven Meisel façonne et influence notre acception de la mode contemporaine. Il réalise également certaines des plus marquantes campagnes de mode pour Prada, Dolce & Gabbana, Valentino, Mulberry, Lanvin, ou encore Versace.


Steven Meisel, Vogue Italia, Décembre 2008
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Steven Meisel, Vogue Italia, Janvier 2009
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Steven Meisel, Vogue Italia, Février 2009
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Kris Van Assche

Piscine, villa Noailles


David Casini

Gymnase, villa Noailles


Stylist meets artist - Artist meets stylist

Ou des fleurs et du temps

De quoi se nourrit Kris Van Assche ?

D’art et de liberté, de musique et d’images, d’odeurs et de fleurs.

C’est de ces nourritures-là que parle son exposition à la villa Noailles. De fleurs d’abord. À la villa Noailles, il est une chambre dédiée aux fleurs, la chambre où l’on prépare les bouquets. Des miroirs à l’extérieur des fenêtres reflètent la lumière du jour pour la rendre plus intense à l’intérieur : les fleurs aiment la lumière. Van Assche a un colibri tatoué sur le bras gauche. L’oiseau symbole de liberté, qui se nourrit de fleurs.  

Dans la piscine de la villa, toute en lumière, les vitres ouvertes sur le jardin, Van Assche installe une quinzaine de fleurs, montées sur tiges comme des trépieds d’orchestre, des fleurs cubistes, géométriques, puissantes comme des guerriers, des fleurs robots, faites de miroirs dans lesquels se refléteront les arbres du jardin. Au fond de la corolle de ces fleurs mystérieuses, ce qui nourrit Kris : des images et des musiques, l’Amérique du Sud et son parfum… Mais la beauté, pour se laisser approcher, demande des efforts, de l’attention, de l’humilité : il faudra parfois grimper sur une chaise, ou au contraire se baisser, pour laisser son visage se glisser dans les corolles, comme le fait le colibri, parce que cela ne peut pas être facile, d’être libre. Il faut oser d’abord.

Kris Van Assche n’expose pas ses vêtements. Les vêtements, selon Van Assche, cela se porte, cela ne s’expose pas. Les vêtements sont faits pour rendre les hommes plus beaux… Il demande donc à d’autres artistes de jouer avec son stylisme, Andrea Mastrovito à Paris, David Casini à Hyères.

La double exposition de Kris Van Assche et de David Casini résulte d’une rencontre et de ressemblances intimes. Tous les deux viennent de villes historiques et esthétiques, Anvers et Florence, le Nord et le Sud, l’art et l’artisanat, conjuguant l’ambition de la perfection à la modestie du travail, le rêve au réalisme - à Anvers les diamants et la mode, à Florence le marbre et le cuir. David Casini, conceptuellement parlant, travaille sur les rapports entre l’espace et le temps. Il crée des espaces recouverts de (faux) marbre ou entièrement obscurcis, se joue des perspectives parfaites qui gèlent le temps, mélange les références temporelles jusqu’à ce que le spectateur se perde dans un espace suggéré, un temps inexistant, une obscurité inquiétante qui décuplent les sensations. Dans un espace-temps perdu, un homme, lui-même peut-être, habillé par Van Assche, parle.

Van Assche et Casini, une poétique du temps d’aujourd’hui, d’un temps à recréer, dans un espace imaginaire, un nulle part de liberté.

Barbara Polla



En coproduction avec La Galerie des Galeries, Galeries Lafayette Haussmann. Exposition présentée en janvier 2010 à La Galerie des Galeries.




Kris Van Assche, © KVA Studio, 2009
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© David Casini, 2009
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Peter Knapp

Tour des Templiers, Centre historique, Hyères

À GRANDS TRAITS

Peter Knapp dit volontiers qu'il aime transgresser règles et genres.
Né en 1931, il commence à photographier en 1945. Deux ans plus tard, il entame une formation de Graphiste à l'école d'art de Zurich. Désireux de peindre et de poursuivre ses études à Paris, il quitte la Suisse en 1952 et entre aux Beaux-Arts.
Il continue par ailleurs ces travaux de mise en page et ses recherches typographiques et, rapidement remarqué, il est engagé par les Galeries Lafayette pour la réalisation des vitrines du magasin et ses campagnes publicitaires. Il n'a alors que 24 ans. Il rencontre Hélène Lazareff, qui l'embauche à son tour pour prendre en charge la direction artistique du titre qu'elle dirige, Le Nouveau Femina. Leur collaboration se poursuit ensuite avec le magazine Elle, de 1959 à 1966.
Arts "premiers" ou appliqués, Peter Knapp travaille l'image avec autant de passion. Fort de la connaissance des réalisations de Brodovitch Outre-Atlantique, il cherche à imprimer au magazine "mainstream"  cette exigence de créativité artistique. Le directeur artistique commande des séries de mode à Sarah Moon, Toscani, Sieff, et naturellement, se saisit lui-même de l'appareil.
Dans ses mises en page, texte et image se téléscopent pour créer ensemble de vastes compositions visuelles. Le titre traverse la double page de part et d'autre, le mannequin saute et déborde le cadre. Peter Knapp explore le médium photographique, utilise la couleur quand le noir et blanc est alors largement privilégié et expérimente de nouveaux procès, comme celui de filmer en 16 mm pour extraire des photogrammes, qu'il publie ensuite dans le magazine. Le film est également un terrain qui le passionne, à partir de 1966, il réalise une série de courts métrages dédiés à la mode, à destination de la télévision, les célèbres Dim Dam Dom.
Après Elle, suivent Stern, Vogue et Sunday Times Magazine. Il reviendra à Elle de 1974 à 1978, mais se lassera finalement de l'impératif du "tout-esthétique" de la presse de mode et préférera se concentrer sur ses créations personnelles.
Peter Knapp est basé à Paris, où il poursuit ses recherches artistiques.



Peter Knapp, Stern, 1967
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© Peter Knapp
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Peter Knapp, The Sunday Times Magazine, 1967
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Peter Knapp, Vogue, 1967
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Swash

Salon de lecture, salle à manger, chambres du rez-de-chaussée, villa Noailles

Après avoir gagné le Festival d’Hyères en 2004, Sarah Swash et Toshio Yamanaka poursuivent avec succès leur ligne de prêt-à-porter, ainsi qu’une collection de foulards en soie imprimée. Ces foulards offrent une vision idiosyncrasique du plaisir terrestre, immortalisant une faune et une flore rares, en des moments et souvenirs qui aujourd’hui semblent éphémères et naïfs. Les objets sont ôtés de leur environnement naturel et réarrangés dans un espace imaginaire, délicieux dans sa surabondance et son impossibilité. Les foulards représentent admirablement cette sorte d’espace imaginaire où un riche monde botanique interagit avec les insectes, les bijoux, les œufs de Fabergé et un lévrier appelé Candy. Les illustrations sont d’abord dessinées à l’encre puis peintes à l’aquarelle et transférées sur la soie. Le résultat est à la fois techniquement précis et logiquement absurde.

Ce printemps, Swash revient à la villa Noailles pour nous emmener dans un voyage illustrant leur esprit créatif. Ce voyage commence par la rétrospective des foulards qui sont ensuite décomposées comme une série d’illustrations des différentes étapes de production. Ces illustrations, œuvres à part entière, constituent des fenêtres sur le monde imaginé par Swash. Le duo de stylistes tentera par la suite de reconstruire son monde en trois dimensions, à partir des proportions et thèmes de leurs dessins. Voici une douce parodie du monde naturel, à la fois claire et compliquée dans le superbe cadre du jardin bordant la villa.

www.swash.co.uk


Swash, "Foulard", 2008/2009
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Swash, "Dessin", 2008
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Audrey Corregan
Commande photographique, installation

Salon rose, villa Noailles

OLD MASTER MUSLIN


Audrey Corregan remporte le Grand Prix du Jury Photographie du Festival 2008. Elle y présentait alors des portraits hiératiques d'oiseaux des villes, vus de dos.
Engins motorisés encapsulés dans une housse, corps coincés dans un vêtement, photos de famille retournées sur leur envers, l'oeuvre de l'artiste, constituée de projets photographiques et d'objets éditoriaux, engage une réflexion autour des notions de dissimulation, d'opacité et de mémoire.

Audrey Corregan revient à Hyères pour y exposer un projet personnel inédit.

Diplômée de l'Académie Gerrit Rietveld, Amsterdam, en 2007, l'artiste est actuellement basée à New York, dans le cadre du cycle de post-grade proposé par The School of Visual Arts au lauréat photographie du festival.
www.audreycorregan.com


Audrey Corregan, "Obviously", 2007
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© Audrey Corregan
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Camille Vivier

Chambre de Monsieur, chambre de Madame, villa Noailles

BOOJIE GIRL

« Ma pratique de la photographie et de la photographie de mode en particulier, m’amène à considérer le vêtement comme un objet photogénique mais distancié. Pourtant, intimement, les étoffes, les matières, les couleurs, sont comme des secondes peaux, des réceptacles pour l’âme.
J’aime l’histoire d’un vêtement comme j’aime celle d’un objet, d’un souvenir conservé dans un écrin soyeux. C’est de là que vient mon goût pour la nature morte et la mise en scène, ce besoin d’insuffler la vie à ce qui est inanimé, d’imaginer une mythologie de l’objet et son potentiel narratif.
De la même façon, penser une iconographie du vêtement, de la parure, en dehors du « magazine », photographier / filmer le vêtement comme une panoplie jusqu’à sa personnification : robe de mariée, costume de clown, habit de lumière…
Le dispositif et l’imagerie du spectacle m’intéressent ; les décors, les marionnettes, l’imagerie populaire du cirque et du vieux Paris, indissociables dans ma mémoire, l’image d’une ville fantasmée, qui se situerait entre les années 50 et les années 70, le Paris du cinéma de Guy Gilles, mélange de rudesse et de poésie ou celui des magasins aux vitrines scénographiées par Janine Janet d’une sophistication surréaliste et surannée.
L’envie, aussi, de créer des personnages fragiles et tendres comme des poulbots.
De représenter un âge encore proche de l’enfance, des visages comme des tableaux, de se rapprocher d’une certaine esthétique du bibelot (cf. La bergère et le ramoneur du Roi et l’oiseau)

La villa Noailles inspire, car c’est un véritable catalyseur des arts et de la modernité. La proximité de la mer la rend aussi particulièrement propice à la rêverie, on s’y sent toujours entre ailleurs et ici.
Elle m’apparaît comme le lieu idéal d’une dramaturgie où les objets seraient en suspension dans le temps mais comme irrésistiblement attirés par la lumière qui  filtre à travers le verre et sous le béton.
Dans ma photographie, c’est aussi la lumière qui habille et l’ombre qui dessine.
« Boojie Girl», film que je présente à la villa sous forme d’un diptyque, montre comment un personnage lunaire, vêtu d’un costume de clown blanc, vient, après une longue errance, se dissoudre dans un flot de lumière. Ou si l’on imagine comment, aveuglé par son propre rayonnement, il vient fusionner avec le soleil et devenir comme une abstraction de lui-même, un scintillement, un son calme et sourd, comme celui perçu à proximité de la mer.
Avec l’envie de proposer une expérience intime de la beauté et comme une métaphore du processus photographique à l’état inconscient : le sujet  redevient matière, grain, lumière, révélateur d’un monde invisible qui n’altère pas pour autant la réalité.
Faisant écho au film, une série de photographies réalisées ces deux dernières années vient ponctuer la scénographie « comme autant de  petits théâtres photographiques merveilleux ». »

Camille Vivier
Paris, le 7 Février 2009

En coproduction avec La Galerie des Galeries, Galeries Lafayette Haussmann et en partenariat avec le centre d'art Le Moulin, La Valette.


Camille Vivier, "Boojie Girl", 2009
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Amira Fritz
Commande photographique sur les créations des stylistes sélectionnés

Galerie d'actualité, villa Noailles

AU COEUR DE L'AVALANCHE

Lauréate du Prix Spécial du Jury Photographie en 2008, Amira Fritz avait été remarquée pour ces paysages silencieux de forêts, à la lumière douce et surréelle, ponctués par d'étranges présences : des arrangements floraux posés en pleine clairière ou à l'orée du bois.
À la suite de Jeff Riedel, Vava Ribeiro, Estelle Hanania ou plus récemment, Jessica Roberts, Amira Fritz réalise pour le festival la série de mode consacrée aux créations des stylistes en compétition. Destinée au catalogue, la série photographique fera par ailleurs l'objet d'une exposition à la villa Noailles.

Les images issues de cette commande photographique - actuellement en cours de réalisation- .


Amira Fritz, "Spaziergang im Käferwald" (Promenade dans la Forêt des Cafards), 2007
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Amira Fritz, "Entre chien et loup", 2008. (vêtement: Matthew Cunnington)
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Amira Fritz, "Fuchs und Gans" (Renards et Oies), 2008
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C'était Hyères

Chambre d'ami, villa Noailles

Où sont-ils ? Que sont-elles devenues ?

En 24 ans d’existence, le festival de la mode et de la photographie de Hyères a révélé puis soutenu le travail de plusieurs centaines de créateurs et photographes. Certains, comme Viktor & Rolf ou Sølve Sundsbø évoluent maintenant au premier plan de l’oeil public. D’autres travaillent sous un autre nom, celui des grandes maisons qu’ils ont intégré. D’autres encore se sont complètement réinventés. Tous répandent “l’esprit Hyères” à travers le monde.

C’ÉTAIT HYÈRES se propose de faire le point sur les lauréats du festival à travers leurs films, les courts-métrages qu’ils ont réalisé ou qui ont été réalisés pour eux.  À l’heure de YouTube, du téléphone-caméra et du blog, nombreux sont ceux qui ont tenté l’expérience vidéo, comme façon de se promouvoir de manière alternative aux défilés et portfolios, ou bien comme domaine artistique à part entière, encore à explorer.

Désormais, la vidéo est devenue un moyen incontournable pour exister.

C’ÉTAIT HYÈRES, c’est l’association de courts-métrages qui traitent de mode, de photographie ou de tout autre chose, reliés par le souvenir d'un passage par le festival. C'est un album de cartes postales vidéos des anciens lauréats, avec un petit mot écrit au dos.

C’est une autre manière de voir l’après-Hyères.

Avec des contributions originales de:
Titipon Chitsantisook, Romain Kremer, Popel Coumou, Robi Rodriguez, Cécile Bortoletti, Thomas Mailaender

Et des contributions de:
Mareunrol, Anemone Skjoldager, Jean-Paul Lespagnard, Viktor & Rolf, Peter Bertsch / Hornstein, Philippe Jarrigeon, Christian Wijnants, Henrik Vibskov, Sølve Sundsbø, Adi Lavy, Daniel Stier, Shiori Suzuki & Emi Sekiguchi, Esther Teichmann, Luke Stephenson, Ada Bligaard Soby, Joel Tettamanti, Fumiko Imano, Bianca Pilet, Olivier Amsellem, Gaspard Yurkievich, Carolin Lerch / Pelican Avenue, Anke Loh, David Gil, C Neeon, Laitinen, Two Tom et Sebastien Meunier.

"C'était Hyères" par A Shaded View On Fashion Film (ASVOFF)

Mise en scène par Pierre Vanni et Anna Brun.

Avec le soutien de Philips et Smarin.
 
 


Yelle in "Ce Jeu", Wanda prod. Réalisation Yoann Lemoine/ Stylisme Jean-Paul Lespagnard. Photographie: © Antoine Asseraf, 2008
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Yelle in "Ce Jeu", Wanda prod. Réalisation Yoann Lemoine/ Stylisme Jean-Paul Lespagnard. Photographie: © Antoine Asseraf, 2008
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A Shaded View On Fashion Film

Couloirs et hall, villa Noailles

« A Shaded View On Fashion Film », ou « ASVOFF » pour les intimes,  innove dans son approche de la mode uniquement centrée sur l’image filmée, alors que le secteur reste encore largement dominé par le medium “statique” de la photographie.  
Car au-delà des retransmissions de défilés et des "making-of" des shoots photo des magazines, il existe aujourd'hui un vrai film de mode.
Ou plutôt des vrais films de mode, des OVNIS dont l'existence défie la catégorisation, comme l'atteste la sélection ASVOFF:
du snuff movie de Jeremy Scott, au documentaire sur le mystérieux Mr. Pearl, du glamour de Linda Evangelista au ridicule des mannequins de Peter Jensen hésitants lors de leur premier casting, le film de mode y apparaît dans tous ses états.

« A Shaded View On Fashion Film », c'est donc un programme itinérant de courts-métrages, clips et art-vidéos réalisés par des acteurs de la mode, de la beauté et du style : créateurs, stylistes, photographes, directeurs artistiques, etc.  Accueilli pour son lancement par le Jeu de Paume à Paris puis projeté au Guggenheim à Bilbao, Séoul, Mexico, Londres, Rome, Tokyo et même Riga, ce festival s’appuie sur le blog et le réseau de sa fondatrice, Diane Pernet, pour dénicher le mélange de nouveaux talents et de grands noms nécessaires afin d’échantillonner le large éventail du “fashion film”. nécessaires pour rendre compte du

Son incarnation précédente, You Wear It Well, fut projetée à la Villa Noailles lors des éditions 2007 et 2008 du festival.

Pour sa première visite au festival, ASVOFF grossit et se scinde pour mieux investir la villa: en plus des couloirs, ASVOFF crée dans la chambre d'ami "C'était Hyères", un sélection de films spécialement dédiée aux photographes et créateurs qui sont passés par le festival.
 

L'équipe ASVOFF:

Diane Pernet, fondatrice et commissaire d'ASVOFF, est journaliste, bloggeuse, chercheuse de talents pour le festival, icône de mode pour certains...
Mais elle fut, avant tout cela, créatrice à New York, et encore avant cela, étudiante en cinéma. Elle suit le festival et en compose la vidéo depuis 8 ans.

Antoine Asseraf, producteur d'ASVOFF, est graphiste, publicitaire et réalisateur. Depuis 2006, il réalise avec Diane le film du festival et produit les différentes projections d’ASVOFF.  

David Herman, producteur d'ASVOFF, journaliste et chargé publicité/partenariats de Standard Magazine, redouble d'astuce et d'inventivité pour produire chaque année le lancement parisien d'ASVOFF.
 


"Mr. Pearl" by Diane Pernet.
Photographie: © Michael James O’Brien
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Linda Evangelista in "Don’t Blink!", by Francesco Carrozzini, 2005
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Ludivine Caillard

Hors-les-murs
 
DISTORSION PARK

L'exposition du travail de Ludivine Caillard au Moulin à La Valette du Var est intitulée "Distorsion Park". Ce titre fait référence aux parcs à thèmes ou aux parcs d'attractions qui proposent des parcours de divertissement en réutilisant souvent, des univers d'images transposés en trois dimensions. Le visiteur s'amuse dans un univers où la réalité est transformée: distorsion. L'univers "distordu" qu'a choisi Ludivine Caillard est celui des objets "patriotiques", objets de la vie quotidienne aux couleurs du drapeau américain. De plusieurs façons, elle transforme ces objets en d'autres objets, leur faisant subir une distorsion qui révèle leur caractère caricatural. L'ensemble de ces distorsions construit dès lors patiemment un message de paix et d'espoir.

Luc Sovier


Exposition du 3 mars au 27 avril 2009
Rencontre - débat le 17 mars 2009 à 18h30 avec Ludivine Caillard et Alexandre Mare

Espace d'art Le Moulin
avenue Aristide Briand - 83160 La-Valette-du-Var
tél: 04 94 23 36 49
lemoulin@lavalette83.fr
 
Exposition ouverte au public du mardi au vendredi de 15h à 18h et le samedi de 10h à 12h et de 15h à 18h - Entrée libre
 
Exposition réalisée par la ville de La-Valette-du-Var, avec le soutien du Conseil Général du Var, du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d'Azur et de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Provence-Alpes-Côte d'Azur.
En collaboration avec la villa Noailles Toulon-Provence-Méditerranée, Festival International de Mode et de Photographie dans le cadre d'un partenariat annuel.


Ludivine Caillard, « Rainbow Tree », 2009. Vue de l’exposition « Distorsion Park », Espace d’art Le Moulin, La Valette-du-Var, 2009. Photographie : Romain Lopez, 2009
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